Internet (4G et wifi) et téléphonie mobile dans les Transports en France

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Difficile de nos jours de se passer d'Internet ou d'une connexion à un réseau mobile. Surtout dans les transports, un temps parfois long, incompressible et quotidien. Alors que le STIF évolue et change même de nom, les services de WiFi gratuits et les couvertures réseaux s'améliorent, pour permettre de surfer sur le web partout, même dans les transports en commun.

Le STIF devient IDF Mobilités : pour quelles évolutions ?

Changer de nom pour se moderniser

Le 26 juin 2017, le « Syndicat des transports d'Île-de-France » (STIF) a été renommé « Île-de-France Mobilités ». Cette société supervise les transports parisiens depuis 1959. Ce n’est pas la première fois qu’elle change de nom, puisqu’elle portait à l’origine le nom de « Syndicat des Transports Parisiens » (STP). Elle est devenue STIF en 2000 suite à l’étendue de sa compétence sur l’ensemble de la région Île-de-France. La société change de nom une fois de plus, au moment où ses missions évoluent et se diversifient. Elle devait se moderniser et l'appellation de “syndicat” n’était plus en accord avec son ambition de devenir organisatrice des mobilités durables. C’était en 2017 que se jouait la candidature de la France pour accueillir les Jeux Olympiques d’été de 2024, officiellement annoncée le 13 septembre 2017 à Lima au Pérou. Île-de-France Mobilités, va donc jouer un rôle essentiel pour mener à bien le projet du Grand Paris Express, qui apportera dynamisme et modernité à l’ensemble de la région.

logo idf-mobilites

IDF Mobilités : missions, rôle et actions

Pour les usagers du réseau de transports en commun de la région Île-de-France Mobilités, le changement de nom du Stif pour Île-de-France Mobilités n’a pas d’incidence directe. Ils ont pu remarquer le nouveau logo affiché sur les nouveaux bus 100% électriques mis en place par la société, ainsi que sur les nouveaux tickets de métro. Le syndicat avait également invité les franciliens à choisir le design de l’intérieur des véhicules dont la couleur dominante sera le bleu.

  • La compagnie intervient donc toujours dans ces différentes missions :
  • Elle se charge d’imaginer et de décider des améliorations à apporter au réseau de transports en commun dans la région (métro, RER, bus, tram, etc) et la coordination des acteurs pour le projet Grand Paris Express.
  • Elle définit les offres et fixe les tarifs des abonnements et tickets sur les lignes de transport d’Île-de-France.
  • Elle se charge de la modernisation du réseau ainsi que de la construction de nouvelles lignes.
  • Elle confie aux différents organismes (RATP, Transdev, Keolis, SNCF, etc) l’exploitation du réseau.
  • Elle est en charge de financer le bon fonctionnement ainsi que les travaux de modernisation du réseau de transport, afin d’assurer un service quotidien en continu.

Île-de-France Mobilités est l’un des acteurs porteur du projet du Grand Paris Express aux côté de la RATP et de la SNCF, sociétés exploitant le réseau de transports franciliens. Il consiste à prolonger certaines lignes de RER, de Transiliens et de métros, ainsi qu’à créer une ligne de métro en rocade entourant Paris pour desservir au mieux la proche banlieue et relier les villes entre elles. Ce sera donc 200 km de lignes supplémentaires qui vont voir le jour. La ligne circulaire sera une ligne métro automatisée et enterrée, et desservira les départements de la périphérie de la capitale française : les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, et la Seine-Saint-Denis.

logo grand paris express

La ligne 15 Sud est en travaux depuis juin 2016. Mais jusque là, la majorité des actions menées par l’organisation du Grand Paris Express concernent la mise en place du projet et le début des travaux de génie civil sur certaines lignes. Les travaux les plus urgents et constituant la priorité concernent la ligne 14 qui devrait rejoindre la Mairie de Saint-Ouen dès 2020. L’enjeu est de taille puisqu’elle devra, en 2024, assurer la liaison entre l’aéroport d’Orly à Saint-Denis Pleyel, où sera situé le village Olympique, juste à temps pour le coup d’envoi des Jeux Olympiques. Suivra ensuite le reste de l’extension du réseau jusqu’après 2030.

Le numérique dans les transports

A l’automne 2018, la RATP avait lancé une application, uniquement disponible sur Android, permettant d’acheter et valider ses titres de transport via son smartphone, tickets individuels comme abonnements mensuels Navigo. Elle est pour le moment en cours d’expérimentation, alors que Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France, avait annoncé la disparition des billets papier pour 2021.

Le projet du Grand Paris Express étant vecteur d’innovations, Île-de-France Mobilités et la Société du Grand Paris prévoient dès la conception des bâtiments, l’installation d’un réseau fibre optique permettant aux usagers de se connecter à internet à l’intérieur des gares et des rames du nouveau réseau, ainsi que d’accéder au réseau cellulaire mobile classique.

Concernant le réseau existant, il reste encore beaucoup à faire pour que les usagers du métro parisien puissent bénéficier d’une couverture mobile en 3G ou 4G. Pour l’année 2018, ce n’était que 53% du réseau qui était couvert, ce qui ne représente que 213 stations sur 383. La RATP et les autres acteurs avaient prévu une couverture quasi totale pour la fin de l’année 2019, mais il semble bien que le déploiement prenne du retard. Le métro et le RER parisiens ont été construits d’une manière très compliquée il y a près d’un siècle, et des travaux de grande ampleur sont nécessaires pour rendre possible l’installation du matériel assurant la couverture mobile aux usagers.

Le service Internet dans les transports en commun

Chez soi, dans la rue, en voiture ou dans les transports en commun, chacun souhaite surfer sur le web à sa guise. C’est pour cette raison que les grands groupes de transport en commun, ainsi que les opérateurs, mettent tout en œuvre pour proposer des services de WiFi gratuit ou de connexion au réseau, et ce partout en France.

Surfer sur le web dans les stations de métro et RER

Internet dans les transports

Depuis le 26 juin 2012, il est possible de surfer sur Internet, dans certaines stations de métro parisien. Celles-ci n’ont pas été choisies au hasard, puisque ce sont les stations se trouvant sur la ligne 1, largement fréquentées par les touristes, venus du monde entier. Le projet a été lancé conjointement par Glomex, une entreprise espagnole spécialisée dans l’équipement en WiFi des lieux publics et des transports en commun, et par une filiale de la RATP, Naxos. En tout, ce sont 46 gares, quais, parvis et plateformes qui bénéficient du WiFi gratuit, soit 66 zones de couverture. Toutefois, les rames de métro ne sont pas concernées par ce dispositif. Pour se connecter, il suffit de choisir le réseau GLOMEXWIFI sur son smartphone ou sa tablette, puis de créer un compte. Un code sera ensuite envoyé à l’usager par SMS. Pour surfer librement, et profiter d’un débit confortable d’un Mbps, il est nécessaire de laisser la page Glomex ouverte dans le navigateur.

Le WiFi gratuit dans les gares et les trains

Alors que la plupart des trains et des gares aux États-Unis bénéficient de cette technologie depuis quelques années, le WiFi gratuit proposé par la SNCF n’est disponible que depuis 2015. L’explication : un coût très onéreux, généré par les nombreuses infrastructures à créer ou à améliorer.

Dans les gares

128 gares dans toute la France sont équipées du WiFi gratuit depuis septembre 2015. Pour profiter d’Internet et surfer sur le web en attendant un train, deux solutions s’offrent aux usagers. La première est une connexion au débit standard de 512 Kbps. Elle permet, après le visionnage d’une publicité, de se connecter par tranche de 20 minutes, entrecoupées d’annonces commerciales. La seconde solution est une connexion plus confortable de 2 Mbps. Pour en profiter, il est obligatoire de remplir un formulaire, contenant des informations personnelles, qui seront collectées ensuite par la SNCF. Une seule pub sera visionnée, et l’usager sera en mesure de se connecter sans limites de temps, dans toutes les gares proposant ce dispositif.

Dans les trains

Le plan Net.SNCF a pour objectif de proposer le WiFi gratuit dans les trains sillonnant l’Hexagone. Ce dispositif, mis en place en partenariat avec Orange et SFR, vise à faciliter l’installation d’antennes-relais le long des voies de chemin de fer, ainsi qu’à équiper les trains d’un système WiFi, permettant de diffuser le signal pour tous les passagers. La société de chemins de fer français s’est également engagée à améliorer et à faciliter la couverture réseau, dans les tunnels et les autres infrastructures difficiles d’accès. À l’origine, la SNCF avait misé sur le réseau sans fil par satellite. Cette idée a rapidement été abandonnée, au profit du réseau 3G et 4G. Cependant, le président de la société a déclaré que le haut débit ne serait pas disponible partout, mais que l’accès à Internet sera gratuit, et illimité. Le projet a été mis en place en fin d’année 2016, en commençant par la ligne Paris-Lyon. Les passagers peuvent depuis lors profiter du réseau en 4G, pendant tout le voyage. D'ici fin 2017, 300 rames de TGV seront équipées du WiFi.

Certains services de bus proposent le WiFi gratuit

En région parisienne, il est possible de profiter du WiFi gratuit, sur certaines lignes de bus. Ces véhicules sont équipés de boîtiers, contenant une carte SIM 3G ou 4G. Le seul problème vient de la couverture. De ce fait, la qualité de la connexion ne sera pas la même, tout au long du trajet. De plus, l’utilisation du WiFi peut être limitée, ou coupée par des publicités. Outre la RATP, les sociétés de bus, proposant des voyages de longues distances partout en France, ont elles aussi équipé leurs véhicules de transport d’un système de WiFi gratuit. Nous pouvons citer OUIBUS, appartenant à la SNCF, Isilines, Flixbus ou encore Eurolines. Certaines lignes interurbaines, comme Aix en Provence-Marseille, Nantes-Poitiers ou les autobus affrétés par Air France, permettent également de bénéficier du WiFi gratuit.

Profiter sur WiFi sur l’autoroute

Sur les aires d’autoroute

Depuis le 1er juillet 2015, les vacanciers de l’A18 peuvent profiter du WiFi gratuit sur les aires d’autoroute. Cette expérimentation, mise en place par Vinci Autoroute et Wifirst, une société spécialisée dans le WiFi gratuit, a pu permettre aux automobilistes et aux chauffeurs routiers de surfer sur le web grâce au déploiement de hotspots. Ceux-ci peuvent profiter d’une heure de surf gratuit, grâce à la fibre optique et à son débit de 1 Gbps. 4 euros sont ensuite facturés, directement via l’appareil connecté, et permettaient de profiter de 12 heures de connexion, sans restrictions. Mais, en plus de pouvoir surfer sur les aires d’autoroute, les automobilistes bénéficient d’une connexion en 4G dans leur véhicule, grâce à un hotspot d'Orange.

Orange déploie son réseau sur l’autoroute

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Le géant de la téléphonie mobile a créé Airbox Auto, un routeur muni d’une carte SIM, à insérer dans la prise allume-cigare des automobiles, permettant de profiter du WiFi, même en roulant. Il est alors possible de partager, entre 10 appareils, une connexion 3G ou 4G, selon l’offre choisie. Il devient donc nécessaire de souscrire un nouvel abonnement Internet mobile chez le fournisseur, ou de posséder un forfait multi-SIM. Il est commercialisé au prix de 75€ .Aujourd’hui, De plus, les appareils GPS, fonctionnant grâce au WiFi, pourront se mettre à jour automatiquement. De quoi éviter les mauvaises surprises, en cours de route.

Orange affirme que 98% des autoroutes sont couvertes par son réseau. Parents et enfants peuvent ainsi surfer sur le web en illimité (ou presque), pour occuper leurs longues heures de voyage.

Une possibilité de WiFi gratuit dans les taxis

Le WiFi gratuit s’invite également dans les taxis. En effet, la société parisienne G7 prévoit de mettre en place, dans 2000 voitures, un modem en 4G, ainsi qu’une antenne, pour proposer à leurs passagers de naviguer sur Internet, et ce gratuitement. Les véhicules de la catégorie Club Affaires seront également équipés de tablettes tactiles, mises à la disposition des clients pendant toute la durée du trajet.

Les transports et la téléphonie mobile

Si le WiFi gratuit est disponible dans de nombreux lieux publics et transports en commun, il est cependant plus difficile de profiter d’une couverture réseau partout en France. Face à des infrastructures non adaptées, des coûts élevés ou un manque de demandes, les compagnies de transport mettent tout en œuvre, pour proposer un service optimal à leurs usagers.

La 3G et la 4G dans les rames de métro

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Suite à la forte demande de la part des usagers, certaines rames du métro parisien ont vu débarquer la 3G et la 4G en 2017. Jusqu’à présent, les voyageurs n’avaient d’autre choix que de se connecter au réseau 2G, insuffisant pour surfer confortablement sur le web. Les rames parisiennes sont progressivement en cours d’équipement, à la suite d’une collaboration entre les quatre opérateurs principaux Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom, et la RATP, qui s’est engagée à mettre en place les infrastructures nécessaires dans les tunnels du métro. Une procédure difficile, puisque les installations ne sont pas prévues pour accueillir de telles structures, permettant la couverture des rames par le réseau. De ce fait, des antennes doivent être créées, et celles existantes sont en cours d’amélioration. Les usagers voyageant sur la ligne 1 et le RER A peuvent, depuis 2015, profiter du réseau 3G et 4G. Ce sont, pour l’instant, les seules lignes couvertes.

À Lyon, c’est le WiFi qui est arrivé à la fin de l’année 2017, dans les stations cette fois-ci.

Surfer sur Internet dans les airs

Naviguer sur Internet dans les airs est désormais possible, depuis 2014. En effet, l’Agence Européenne pour la Sûreté Aérienne a donné son feu vert, déclarant qu’il n’y avait aucun danger à se connecter au réseau en vol. Les passagers sont donc en mesure de surfer sur le web, même à l’atterrissage et au décollage. Cependant, il leur est interdit de se connecter, pendant les consignes de sécurité. La connexion au réseau est rendue possible, grâce à l’utilisation d’antennes-relais et aux équipements installés dans l’avion. Cependant, cela implique de profiter d’une bonne couverture réseau, impossible lorsqu’un avion survole la mer. Un trajet Paris-New York devra donc se faire sans Internet. Pour améliorer cette couverture, certaines compagnies ont choisi d’installer des antennes pointant vers le ciel, uniquement pour permettre aux voyageurs de capter le réseau, moyennant des frais supplémentaires. D’autres ont choisi d’utiliser les satellites de communication, pour proposer une couverture partout dans le monde (et même au-dessus de l’eau).

Cependant certaines compagnies ne proposent toujours pas ce service. En effet, mettre en place un tel système est très onéreux, et pas toujours rentable. Même si la plupart des usagers affirment qu’ils navigueraient sur Internet si cela était possible, ce service reste très peu utilisé, lorsqu’il est proposé.

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