L'essentiel

  • Le point de mutualisation distribue la fibre depuis le nœud de raccordement optique jusqu'aux différents points de branchement optiques.
  • Il s'apparente à une armoire métallique contenant tous les cordons optiques qui sont raccordés entre eux.
  • Selon la densité d'une zone, différents types de point de mutualisation peuvent être déployés.

En résumé. Le point de mutualisation (PM), aussi appelé sous-répartiteur optique (SRO) ou armoire de rue, regroupe les câbles fibre de tous les opérateurs (Orange, SFR, Free, Bouygues) et distribue le signal vers les PBO environnants. Chaque opérateur dispose d'un tiroir dédié identifié par code couleur (bleu SFR, orange Orange, rouge Free, vert Bouygues). Selon la zone, on trouve des PM100, PM300, PMI ou PM1000.

A quoi sert le point de mutualisation et où il se trouve ?

Le point de mutualisation correspond au point de connexion entre la fibre optique acheminée par les opérateurs commerciaux et le raccordement vers les abonnés. Un point de mutualisation fibre est une armoire métallique à l'intérieur de laquelle les cordons optiques (aussi appelés jarretières optiques) sont connectés, soudés et emménagés via des baies de brassage.

Qu'est-ce qu'un brassage ? Il s'agit de l'opération consistant à relier un ensemble de câbles et connectiques au sein d'armoires, tiroirs ou baies contenant tout ce câblage et pour permettre un meilleur agencement des fils. Il peut s'agir d'un brassage de câbles électriques, informatiques ou tout autre type de câble.

Différentes appellations existent pour nommer un point de mutualisation. Parfois, on l'appelle armoire de rue fibre optique, répartiteur fibre optique ou SRO fibre (pour sous-répartiteur optique).

La boucle locale fibre, du réseau national à votre box

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    Le réseau fibre national aboutit au NRO (Nœud de Raccordement Optique), un local technique qui dessert souvent plusieurs quartiers, voire plusieurs communes.

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    Vous êtes ici

    Depuis le NRO, les liens optiques rejoignent le PM (Point de Mutualisation). C'est là que les opérateurs commerciaux viennent se raccorder au réseau : le point de bascule entre l'infrastructure et la concurrence.

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    Le PM alimente ensuite le PBO (Point de Branchement Optique), le dernier point partagé avant votre logement : en pied d'immeuble, en gaine palière, ou sur un poteau en zone pavillonnaire.

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    Du PBO part le câble qui entre chez vous et se termine sur la PTO (Point de Terminaison Optique), aussi appelée prise fibre. C'est la limite entre le réseau de l'opérateur et votre installation.

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    Enfin, votre box fibre se branche sur la PTO, via un ONT intégré ou externe qui convertit le signal optique en signal exploitable par vos équipements.

Quel code couleur fibre selon l'opérateur ?

L'armoire fibre possède en général deux principaux compartiments intérieurs. Un compartiment à gauche reçoit la fibre optique des opérateurs commerciaux, tandis que celui de droite est réservé au raccordement de la fibre côté client. Un compartiment plus étroit correspond à la zone de répartition optique, dont le rôle est d'agencer la longueur supplémentaire de chaque jarretière optique.

Dans le compartiment de gauche de l'armoire, chaque opérateur commercial possède son propre tiroir opérateur pour y brancher son câblage et ses accès dédiés. Il est aussi parfois facile d'identifier chaque opérateur au sein d'une armoire de mutualisation fibre via un code couleur établi par l'ARCEP. Chaque jarretière fibre optique a un code couleur défini :

  • Bleu pour SFR
  • Orange pour Orange
  • Rouge pour Free
  • Vert pour Bouygues

Deux types de mutualisation fibre existent : monofibre et multifibre. Dans le premier cas, une seule fibre bidirectionnelle est raccordée depuis le logement au PM. Dans le second cas, 4 fibres sont raccordées, ce qui permet d'éviter des interventions ultérieures au point de mutualisation pour des changements de raccordement. Les mutualisation multifibres se trouvent essentiellement en zones très denses (ZTD).

Il existe des armoires de rue fibre optique de configuration bifibre (2 câbles fibre optique), mais ils ne sont pas retenus par l'ARCEP car ils favoriseraient un avantage concurrentiel aux deux opérateurs déjà raccordés sur ce point de mutualisation.

Le SRO fibre peut se situer plus ou moins proche des habitations qu'il dessert. Il peut être localisé en ZTD dans les sous-sols d'immeubles, au sein des locaux techniques : on parle alors de point de mutualisation d'immeuble (PMI). On peut sinon trouver des répartiteurs fibre optique dans les rues lorsqu'ils desservent des zones pavillonnaires, qui sont considérées comme des zones moins denses. Dans ce cas, on emploie simplement le terme de PM ou PMZ (Point de Mutualisation de Zone).

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Comment est installé un point de mutualisation fibre ?

deploiement fibre

L'installation du point de mutualisation se fait lors du déploiement du réseau optique dans une zone nouvellement définie pour y accueillir la fibre FTTH. Son installation est sous la responsabilité de l'opérateur commercial qui fait construire l'armoire de mutualisation. La loi française ainsi que les règles de l'ARCEP régissent le droit d'accès à tout point de mutualisation aux autres opérateurs commerciaux dans une optique de concurrence loyale.

Le PM fibre est construit de sorte à pouvoir être facilement entretenu, surtout dans le cas d'armoires de rues constamment exposées aux conditions météo. Les portes, flancs latéraux, toits et panneaux arrières sont facilement démontables et remplaçables sans avoir besoin de toucher au câblage optique des compartiments internes. D'après l'ARCEP, les opérateurs souhaitent qu'une armoire de de mutualisation ait une durée de vie supérieure à 30 ans.

Lors de l'intervention de raccordement final de la fibre dans un immeuble, l'opérateur sera amené à mettre en relation deux ports situés au niveau du point de mutualisation. Il va brancher ou souder un port provenant du tiroir opérateur à un port du tiroir de distribution via un cordon optique.

Des mesures à réaliser au point de mutualisation lors du branchement final L'opérateur d'infrastructure doit s'assurer de la qualité du lien entre PM et PBO, en effectuant des contrôles visuels (bon étiquetage, conformité du cahier des charges, respect des règles d'ingénierie). Il doit aussi contrôler le tiroir de distribution qui délivre le cordon optique vers les PBO, avec un stylo laser pour vérifier la continuité optique et un réflectomètre pour mesurer la longueur d'onde optique. Enfin, il doit prendre des photos de l'intérieur du PM avant et après intervention et câblage.

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Les différents types de point de mutualisation

Une armoire de rue de type PM100 est plus petite que les autres armoires de mutualisation. Elle fait 1,06 mètre de hauteur, 80 centimètres de largeur et 35 centimètres d'épaisseur. Elle ne comporte pas de compartiments séparés entre opérateurs et raccordement client : un seul compartiment central fait le travail. Elle contient jusqu'à 100 lignes fibre optique et dessert surtout les pavillons et immeubles de moins de 12 logements.

pm100

Les armoires de rue de type PM300 ou PMZ360 sont plus imposantes, de format 1,60 x 1,60 x 0,35 mètre. On les voit dans des zones à poches de faible densité. Elles contiennent assez d'espace pour raccorder 300 lignes. Ici, les deux compartiments principaux (côté opérateurs et côté abonnés) sont de dimensions égales, et la zone de répartition optique se trouve au centre.

pmz360

Les points de mutualisation intérieurs se trouvent parfois dans des locaux techniques et sous-sol d'immeubles. Ils sont de dimension 2 x 1,6 x 0,35 mètre et leur conception est assez proche des armoires de mutualisation de type PMZ. Parfois, certaines armoires situées dans les immeubles pourront avoir un compartiment dédié à chaque opérateur, ainsi que 2 ou 3 compartiments clients.

pmi

Il existe d'autres types d'armoire fibre : les PM1000 (voire PM1600) qui, comme leur nomenclature l'indique, permettent le raccordement de 1000 à 1600 lignes. Ce sont des répartiteurs imposants qui sont construits à l'intérieur d'un local faisant 5 à 7m², raccordant la fibre en zones de faible densité et centres-villes.

Le point de mutualisation au sein du réseau fibre

Le point de mutualisation fibre, souvent abrégé PM, a un rôle essentiel dans le parcours de la fibre optique en France, au sein de ce que l'on appelle la Boucle Locale Optique Mutualisée (BLOM). Cette boucle locale représente l'ensemble de l'acheminement et du déploiement de la fibre de bout en bout : de son transport initial depuis les Nœuds de Raccordement (NRO) jusqu'aux Prises Terminales Optiques (PTO) des abonnés.

Les points de mutualisation permettent de faire le lien entre le transport optique et l'adressage de la fibre : vers quelles zones distribuer et raccorder la fibre. Chaque nœud de raccordement constitue le point de départ d'un réseau de transport optique qui va desservir plusieurs points de mutualisation.

schema boucle optique mutualisee

Etant donné que la couverture du réseau FTTH s'agrandit rapidement en France, de nouvelles zones sont sans cesse programmées et définies pour y déployer la fibre. Les PM fibre sont donc installés dans ces zones pour réaliser la distribution en aval des câbles optiques vers les différents Points de Branchement Optique (PBO).

Ces derniers feront office de point de départ du raccordement final vers les abonnés, en desservant des immeubles et des maisons individuelles. Les habitants de ces zones seront alors éligibles : ils pourront être raccordés à la fibre via les prises optiques installées dans leurs logements.

Questions fréquentes sur le point de mutualisation

Le PM, ou SRO (sous-répartiteur optique), est une armoire métallique qui regroupe les câbles fibre de tous les opérateurs (Orange, SFR, Free, Bouygues) et distribue le signal vers les points de branchement optiques (PBO) environnants. C'est l'étape clé entre le NRO et les logements.

En zones très denses, le PM peut être en sous-sol d'immeuble (PMI – Point de Mutualisation d'Immeuble). En zones pavillonnaires, il prend la forme d'une armoire de rue. Sa proximité avec les habitations dépend de la densité : il dessert un seul immeuble en ZTD, plusieurs centaines de logements en zone moins dense.

L'ARCEP a défini un code couleur pour les jarretières fibre dans chaque PM : bleu pour SFR, orange pour Orange, rouge pour Free, vert pour Bouygues. Chaque opérateur dispose d'un tiroir dédié dans le compartiment gauche de l'armoire, raccordé aux abonnés via le tiroir de distribution à droite.

Quatre tailles principales : PM100 (1,06 m, jusqu'à 100 lignes, pavillons et petits immeubles) ; PM300/PMZ360 (1,60 m, 300 lignes, zones à poches de faible densité) ; PMI (intérieur d'immeuble, 2 m, format proche du PMZ) ; PM1000/1600 (local 5-7 m², centres-villes et zones de faible densité, jusqu'à 1 600 lignes).

En monofibre, une seule fibre bidirectionnelle est raccordée entre le logement et le PM. En multifibre (4 fibres), on évite les interventions ultérieures au PM en cas de changement d'opérateur — c'est le standard en zones très denses. Le bifibre a été refusé par l'ARCEP pour éviter de favoriser deux opérateurs au détriment des autres.