Huawei Ban : Facebook, Instagram et WhatsApp non-préinstallés

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Le décret bannissant Huawei des Etats-Unis continue d'affecter les opérations du chinois dans ses mobiles. Facebook a annoncé la suspension de son accord de préinstallation de ses logiciels dans les nouveaux Huawei. Google alerte sur les problèmes de sécurité suite au bannissement. La 5G peut aussi être menacée.

La situation d'Huawei se complique depuis le décret du gouvernement Trump interdisant les relations commerciales avec des sociétés ou des associations américaines.

Facebook, non-préinstallé dans les prochains smartphones Huawei

Facebook a décidé de suspendre son partenariat avec Huawei. Les applications Facebook ne seront plus fournies avec les nouveaux appareils du chinois : sont concernées Facebook, Facebook Messenger, Instagram et WhatsApp. Les utilisateurs pourront encore les télécharger sur le Google Play Store.

Comme Android, les utilisateurs de matériel Huawei continueront de recevoir les mises à jour de leurs applications Facebook sur Android.

Google craint la sécurité de Hongmeng - ArkOS

Avec les suspensions des accords avec Google et Microsoft, Huawei a décidé d'accélérer le développement de son propre système d'exploitation, Hongmeng ou Ark OS, basé sur AOSP (Android Open Source Project). Le constructeur essaye d'attirer les développeurs et éditeurs Android sur Hongmeng.

Google craint une atteinte à la sécurité des installations informatiques avec Hongmeng OS. L'OS d'Huawei pourra introduire des applications plus dangereuses pour la sécurité des données et pour la sécurité du pays, notamment avec des applications de l'armée chinoise. Un moyen aussi pour Google de rappeler l'intérêt que l'Etat américain (CIA, NSA,...) a dans un système américain utilisé à l'étranger.

Huawei a déposé la marque ArkOS en Europe pour son système d'exploitation. Mais il existait une distribution Linux, nommée arkOS, basée sur Arch-Linux pour les appareils utilisant un processeur ARM (Rasberry Pi, Cubieboar ou BeagleBone).

La normalisation 5G menacée

L'association GSMA a des problèmes avec ce décret américain. Bien que gérée par une association européenne, la norme 5G est en cours de validation. Mais ce dernier doit regrouper tous brevets technologiques utilisés. Or elle mélange les brevets de sociétés américaines (Intel, Qualcomm, Bell Labs,...) et les brevets détenus par Huawei. En l'état, certains brevets de Huawei sont critiques pour la 5G.La norme 5G, si elle était validée en l'état, ne pourrait pas être utilisée aux Etats-Unis.

De plus, l'absence de Huawei pourrait engendrer un surcout de 55 milliards d'euros et 18 mois de retard, notamment en Europe. Ce surcoût et ce retard ne pourront pas être comblé par les 2 acteurs européens Ericsson et Nokia.

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