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La Fédération Française des Télécoms présente le secteur comme 1er investisseur d'infrastructures

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La Fédération Française des Télécoms est venue présenter les investissements dans les réseaux du secteur, en particulier ceux des trois gros opérateurs (Free n'étant pas membre). Les opérateurs rappellent ses déploiements 4G et FTTH mais également les problèmes de fiscalité.

La Fédération Française des Télécoms (FFT) a présenté son étude "Economie des Télécoms" 2018.

Les télécoms, 1er investisseur de France dans les structures

Les opérateurs approchent les 10 milliards d'euros d'investissement dans leur réseaux, dont 3 milliards d'euros sur les réseaux mobile et 6,6 milliards d'euros sur les réseaux fixe. Cela représente 75 milliards d'euros d'investissement en 10 ans. Sur ces 10 ans, la moyenne des investissements atteint 7,4 milliards d'euros par an, soit 5 centrales nucléaire, 20 Stades de France, 215 rames TGV, 1179 km d'autoroutes et 554 collèges. Sur les autres secteurs, l'investissement atteint 5,2 milliards d'euros dans les transports et la distribution d'électricité, 4,8 milliards sur le réseau ferré et 1,6 milliard sur les autoroutes.

Sur un chiffre d'affaires de 100, un opérateur télécom (moyenne d'Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free et EI Telecom) obtient un EBITDA de 34, un CAPEX de 25, des impôts de 8 et un dividende de 2. Dans la moyenne du CAC 40, une société atteint un EBITDA de 14, un CAPEX de 5, des impôts de 2 et un dividende de 2.

Accélération du déploiement des réseaux

Sur les réseaux fixes, l'ARCEP a compté 21 millions d'abonnés haut débit, 8 millions d'abonnés très haut débit et 18 millions de logements éligibles. Le nombre d'abonnés THD a augmenté de 32% sur un an tandis que sur les réseaux 4G, 6 cartes SIM sur 10 sont actives et la consommation mensuelle de données a doublé sur un an. Sur les 66 312 sites/supports d'antennes, l'ANFr compte 56 234 antennes 4G mises en service. Les investissements ont un taux de rentabilité de 32 ans, contre 52 ans pour les énergies et l'environnement (EDF, Vinci et Suez), 27 ans pour la Grande Distribution (Carrefour), 25 ans pour le pétrole (Total) et 20 ans pour la Santé (Sanofi).

Face aux 5 plus grands pays européens (Pologne, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne), la France est au 1er rang dans les dépenses d'investissement des opérateurs (133€ par habitant) et 2eme rang des dépenses d'investissement (19% du chiffre d'affaires). La France est au 1er rang pour la pénétration HD et THD fixe (97% des foyers), 2eme rang pour la couverture FTTH et des clients 4G (56% du parc). Elle est au premier rang des offres triple ou quadruple-play (71% des foyers) et des clients IPTV (plus que les 5 autres pays européens réunis) et au 2eme rang pour le nombre d'abonnés VoIP (28,4 millions).

Des prix toujours plus bas

Depuis 2010 (base 100), selon l'INSEE, les services de télécommunication ont baissé à 62%, tandis que l'inflation a atteint 107%. Les autres services en hausse atteignent 102% sur les services autoroutiers, 114% en gaz de ville, 117% pour les transports ferroviaires, 129% pour l'électricité et 132% pour les services postaux. Face aux pays occidentaux (France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne et Etats-Unis), la France est la moins chère avec 15€/mois pour le tripleplay fixe et 9€ pour une offre mobile 50Go. Seule l'Italie est proche de la France : 23€ pour le tripleplay et 10€ pour le mobile 50Go. Les Etats-Unis sont les plus chers avec 78€ pour le tripleplay et 61€ de mobile 50Go. L'Allemagne est trop chère en tripleplay fixe (60€/mois) tandis que le mobile est cher en Espagne à 40€/mois pour 50Go.

Ainsi, entre 2012 et 2017, les dépenses en services télécom ont baissé de 11% en France. Seule l'Italie a baissé drastiquement de 21%. L'Espagne a baissé de 5%. En revanche, l'Allemagne (13%), Suède (19%) et le Royaume-Uni (26%) ont vu leurs dépenses télécoms augmenter plus ou moins fortement.

La fiscalité plombe le secteur

Malgré les Plan France Très Haut Débit et le New Deal Mobile, la fiscalité du secteur des télécoms est un important frein. Si les impôts spécifiques n'ont pas augmenté (1,223 milliard d'euros), l’impôt sur les sociétés a fortement augmenté, passant de 1,261 à 1,923 milliard d'euros. En regardant la fiscalité spécifique, si les fréquences ont réduit leur coût, l'IFER sur les antennes-relais a augmenté tandis que la TOCE (taxe Copé pour financer France Télévision) augmente et compense la baisse de la IFER cuivre d'Orange. Sur la TV, le COSIP (pour le CNC) diminue alors que la Copie Privée et la taxe pour la VOD le compensent.

Mais, les acteurs de l'internet, en particulier les GAYFM (Google, Amazon, Yahoo!, Facebook et Microsoft), payent 21 fois plus que les opérateurs télécoms. De plus, 1€ investi dans les télécoms crée 6€ de Produits Bruts en Frabce et 3€ de prélèvements obligatoires.

Les télécoms européens à la traîne

Entre 2008 et 2017, les opérateurs européens n'augmentent que de 13%, alors que la progression est de 50% en moyenne dans le monde, 55% en Asie et 79% en Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis). Le chiffre d'affaires des télécoms n'a progressé que de 49%, contre 85% pour les terminaux et 430% pour les acteurs de l'Internet. En 9 ans (2008-16), la capitalisation des opérateurs télécoms européens n'a progressé que de 2%, contre 170% pour les opérateurs télécoms des Etats-Unis et 1800% pour les acteurs d'Internet.

 
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