L'ARCEP va s'attaquer aux "plats de nouilles" de la fibre

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L'ARCEP a décidé de s'occuper des branchements désordonnés dans les boîtiers de mutualisations. L'opérateur d'infrastructure sera en charge de faire le gendarme chez les sous-traitants.

Même si le problème peut paraître mineur, le déploiement de la fibre dans les boîtiers de mutualisation devient problématique et l'ARCEP est "extrêmement préoccupée". Les boîtiers de mutualisation sont installés par les opérateurs d'infrastructure dans le quartier ou l'immeuble à couvrir : dans les immeubles en zone très denses, le syndic choisit son opérateur d'infrastructure, dans les quartiers très denses et les zones peu denses (AMII, AMEL ou RIP), un opérateur d'infrastructure a été choisi par l'engagement de l'opérateur (AMII), par un syndicat de communes et/ou de département (AMEL ou RIP).

Ainsi, les "plats de nouilles" sont l’enchevêtrement des lignes de fibre lorsque les techniciens d'un opérateur ou d'un sous-traitant ajoute, modifie ou supprime une ligne fibre FTTH. De nombreuses photos sur les réseaux sociaux montrent ces "plats de nouilles". Le plus souvent, ces nouilles limitent les réparations et les créations de lignes. "Certains opérateurs n'ont sans doute pas assez surveillé leurs sous-traitants et ont laissé des pratiques de cochons se mettre en place" explique le président de l'ARCEP, Stéphane Sorano.

L'ARCEP a défini de nouvelles règles concernant le déploiement : les opérateurs d'infrastructure (Orange, SFR et sa future filiale Covage, Axione, Altitude Infrastructure,...) seront responsables des boîtiers de mutualisation. Les opérateurs de détail et leurs sous-traitants, qui installent les fibres chez leurs abonnés et dans le boitier de mutualisation, devront se conformer aux conditions de l'opérateur d'infrastructure. Face aux mauvaises pratiques de certains acteurs, ils devront déréférencer les sous-traitants responsables de malfaçons.

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