Des DVD pirates dans les rayons de la Fnac

Le bootleg est un enregistrement "amateur "réalisé durant un concert par un fan, qu'on appelle "taper "dans le milieu. Ces enregistrements non officiels sont en général tolérés par les groupes mais, s'ils peuvent faire l'objet de diffusions ou d'échanges, ils ne doivent en aucun cas être commercialisés. Pas question de se faire de l'argent sur le dos des artistes !

Or il semblerait qu'un des plus grands revendeurs de musique, la Fnac, propose des bootlegs à la vente dans ses rayons, selon l'édition du 27 février du Canard Enchainé. Une situation délicate pour Denis Olivennes, patron du groupe mais également président de la commission chargée par le président de la république d'étudier des moyens de lutte contre le piratage.

C'est la Sacem elle-même qui soupçonne la Fnac et qui a confirmé avoir mis l'affaire entre les mains de la police. La Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique aurait découvert des produits de qualité moindre, vendus à des prix attractifs, 5 à 10 euros moins chers qu'un DVD officiel, et émanant d'un éditeur basé en ex-Yougoslavie, Wow Corporation.

La Fnac, interrogée par le journal, se justifie : "Nous achetons 262 000 références par an et nous avons plus de 600 fournisseurs. Ils savent ce qu’ils nous vendent, ils sont responsables. C’est à eux d’être honnêtes. On ne va pas, à chaque commande, demander au fournisseur qu’il nous prouve que son produit possède toutes les autorisations. Maintenant, si quelqu’un nous prouve qu’il n’est pas légal, on le retire des rayons ".

Ceci dit, la Fnac n'est pas le seul revendeur de musique a pratiquer ce genre d'activité, les collectionneurs le savent bien et les petits commerces, qui ne mettent pas les bootlegs en vitrine mais les proposent à leurs bons clients, le savent aussi.

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