Des fuites sur Internet pour l'enquête AZF

Emois dans la région toulousaine. Un site Internet a dévoilé une partie du dossier d'instruction sur l'affaire de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse qui a tué une vingtaine de personnes et a fait des milliers de blessés le 21 septembre 2001. De plus, les éléments du dossier sont accompagnés d'explications et de théories qui n'ont aucun rapport avec la thèse officielle.

Cette divulgation fait s'agiter le parquet et le SRPJ de Toulouse. En effet, par une simple recherche sur Internet, un toulousain a découvert que son nom apparaissait dans les procès verbaux de la justice. Furieux, la personne a porté plainte et attend réparation. L'hébergeur a fermé le site en question.

Un nom revient souvent autour de l'affaire, celui de Pierre Grésillaud. Ce Montpelliérain, ingénieur des Mines, est connu pour avoir émis une hypothèse sur sur l'explosion, celle d'un laboratoire secret-défense qui aurait fait sauter AZF lors d'une expérience nucléaire (résumé rapide de la théorie). Le doute tourne autour de cet homme au domicile duquel le SRPJ de Montpellier a trouvé des pièces de l'instruction.

Il a également crié sur certains forums qu'il avait en sa possession des disquettes permettant de valider son hypothèse et affirmé les avoir obtenues par un juge d'instruction. Or les documents mis en ligne ne peuvent provenir que d'un CD-Rom confié par les magistrats aux avocats des parties en présence pour préparer le procès.

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