Les députés Jean Dionis du Séjour et Corinne Erhel ont déposé à l'Elysée un rapport d'information sur la Loi pour la Confiance dans l'Economie Numerique (LCEN). Ce rapport fait un bilan de ce qu'a apporté la loi LCEN.
Premier constat, il manque à la loi 5 décrets :
Le rapport parle de la distinction entre hébergeur et éditeur. La loi LCEN permet à l'hébergeur de ne pas être responsable des contenus présents sur les sites qu'il héberge, sauf s'il a été averti de la présence de contenus illicites. Les décisions dans les affaires Dailymotion, Google Vidéo et Youtube confortent les distinctions de statuts prévues par la LCEN. Seuls les jugements sur MySpace et Tiscali (Alice) sont opposés à la définition de la loi. Le rapport conseille de garder cette distinction entre hébergeur et éditeur mais conseille également de prévoir un statut particulier aux sites d'enchères comme eBay.
Le rapport fait le point sur la lutte antispam et salue le dispositif Signal Spam mis en place par la CNIL avec l'AFA (Association des Fournisseurs d'Accès à Internet), la Fevad (Fédération de la vente à distance) et Microsoft. Il signale également une faiblesse de Signal Spam : pour traiter les 4 millions de signalements reçu entre mai et octobre 2007, 1 seule personne a été affectée. A titre de comparaison, nos voisins hollandais ont alloué 20 personnes pour traiter les signalements. Selon le rapport, le Bluespamming, le spam par Bluetooth, pourrait devenir un problème dont le législateur devra tenir compte. Le spam politique est également discuté : il n'entre pas dans le champ de la LCEN, mais la CNIL a demandé, en attendant que le législateur statue sur ce point, aux partis politiques et aux candidats de respecter la règle du consentement préalable.