La quatrième licence UMTS a bien du mal à trouver preneur. Iliad a bien tenté de réclamer un assouplissement des conditions d'attribution, mais s'était vu déboutée par le conseil d'Etat au début du mois de juillet. Pourtant les candidats à la reprise ne se bousculent pas au portillon.
Free est l'un des seuls fournisseurs d'accès
internet, avec Telecom Italia, à ne pas pouvoir proposer à l'heure actuelle à ses abonnés une solution complète
ADSL et internet mobile. Orange propose Unik, SFR se lance dans la course à l'ADSL et
Neuf propose sa solution Twin. L'internet mobile permet grâce à la technologie UMTS de surfer à une vitesse de 384 Kbits/sec.
C'est la troisième fois que la dernière licence est mise sur le marché, les dépôts de candidature doivent être faits cette fois avant la fin du mois. Selon
Challenge, la licence risque une fois de plus de ne pas être attribuée. En effet, aucun des candidats potentiels ne semble remplir les conditions nécessaires à son attribution.
La facture pour accéder à la licence 3G, et surtout à la mise en place d'un réseau, est très lourde. En effet, l'opérateur qui se verra attribuer la licence devra débourser 619 millions d'euros pour la licence, auxquels il devra ajouter le coût de déploiement du réseau, estimé à 1,5 milliards d'euros. Autant dire que le 'vainqueur' n'est pas prêt d'entrer en concurrence avec les 3 autres licences déjà attribuées...
Tellement cher d'ailleurs que pour la dernière licence attribuée (la troisième donc) Bouygues Telecom se fait tirer les oreilles par l'Arcep. L'opérateur mobile ne respecte pas ses engagement de couverture nationale (20%) au lancement de son offre. Bouygues Telecom, le dernier arrivé sur le marché, avait acheté la licence en 2002. L'opérateur avait préféré mettre en avant sa technologie Edge (moins chère) avant de se lancer dans l'aventure périlleuse de la 3G.
Orange couvre actuellement 65% de la population avec son réseau 3G, SFR de son côté indique atteindre les 70%. On voit bien que le dernier arrivé risque de rencontrer quelques difficultés à s'imposer. S'ajoute à cela le fait que le nouvel arrivant devra louer les infrastructures 2G des autres opérateurs le temps de développer sont propre réseau, et que le marché français est saturé. Les trois opérateurs en place se taillent la part du lion et verrouillent le marché grâce à leurs nombreuses agences, qui représentent à elles seules 60% des ventes.
Par ailleurs, comme indiqué dans un
article précédent, les français sont souvent engagés sur une durée de 12 à 24 mois, ce qui freine le renouvellement et le changement d'opérateur.
La sauce 3G a du mal à prendre en France, et donc les opérateurs ne se bousculent pas au portillon. Seuls Free et Numéricable semblent intéressés, comme dit plus haut afin de pouvoir rivaliser avec leurs concurrents qui proposent déjà des offres Quadri-play.