Depuis plusieurs jours, tous les regards se tournent vers le "petit" fournisseur d'accès
internet Alice. Une situation due au rachat maintenant officiellement annoncé de la filiale internet française de Deutsche Telekom, Club Internet, par l'opérateur alternatif
Neuf Cegetel.
Si tout le monde se demande à quelle sauce Alice va être mangé, pour Carlos Lambarri, président de la filiale française de l'opérateur transalpin Telecom Italia, la réponse est claire : à aucune, "Alice n'est pas à vendre", a-t-il déclaré à l'AFP.
Pourtant, la question se pose : comment Alice va pouvoir tirer son épingle du jeu face à Orange, Neuf et Free qui se partagent quasiment tout le marché de l'internet français. D'autant plus que les trois
FAI annoncent de gros investissements dans le secteur de la
fibre optique, investissements qu'Alice ne semble pas prêt de suivre si l'on en croit les propos de son président pour lequel la fibre ne devrait pas représenter un marché de masse avant 2012-2015 et ne sera pas une alternative à l'
ADSL pour les années à venir.
M. Lambarri explique que la stratégie de Telecom Italia est fondée sur une politique "transnationale" impliquant une présence en France, Allemagne et Pays-Bas. Dans cette optique, le FAI n'est donc pas à vendre.
Fin 2006, Alice recensait 775.000 abonnés ADSL et près de 240.000 clients bas débit pour une part de marché de 6,45%, loin derrière Orange qui détient 49,3% du marché avec 5,92 millions d'abonnés, Free, 18,9% et 2,27 millions d'utilisateurs, et Neuf Cegetel, 18,08% et 2,17 millions de clients.
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