Suite à la condamnation d'
Anne-Sophie Lainnemé, accusée d'avoir téléchargé illégalement plus de 1.600 titres musicaux via les réseaux peer-to-peer (poste à poste, P2P), le site d'actualités en ligne belge
La Dernière Heure s'interroge quant à la situation en Belgique.
En effet, selon les chiffres avancés par la Sabam (Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs), ils seraient plus de 170.000 internautes à télécharger quotidiennement et illégalement films et chansons via des plates-formes comme eMule ou Kazaa.
"Nous nous sommes penchés sérieusement sur la question en 2004", explique la Sabam au journal belge, "Contrairement à la France, notre angle d'attaque est différent. Nous voulons stopper le Peer2Peer à la source. Car en condamnant un petit internaute, vous ne solutionnez pas le problème dans son ensemble."
Eliminer les outils plutôt que poursuivre les internautes donc. Reste que le P2P n'est pas toujours utilisé de façon illégale (téléchargement de distributions libres par exemple) comme semble le penser la Sabam.
Celle-ci avait déjà mené une action en justice contre Tiscali en 2004 pour que le fournisseur d'accès
internet n'autorise pas l'échange de fichiers via le P2P. "La justice s'est déclarée incompétente et a désigné un expert. Nous attendons ses conclusions. Pour nous, un fournisseur d'accès à Internet, qu'il s'appelle Belgacom
ADSL, Tele2, Mobistar ou Brutélé, est le mieux placé pour stopper ce phénomène", a déclaré la Société.
La lutte contre le piratage semble s'accélérer en Belgique. Début décembre, un projet de loi visant à "renforcer les actions contre tous les aspects liés à la contrefaçon et à la violation des droits de la propriété intellectuelle" a été adopté en seconde lecture par le Conseil des ministres belge...