C'est le titre du communiqué de presse que l'on peut trouver sur le site de Ségolène Royal,
Désirs d'Avenir.
Richard Stallman, ancien chercheur au MIT et fondateur du mouvement pour le logiciel libre, entre autres, a donc rencontré, à l'occasion de son passage à Paris, la Députée socialiste des Deux-Sèvres et présidente de la région Poitou-Charentes.
Selon le communiqué, "leur entretien a porté sur l'importance que prend le logiciel dans toutes les activités sociales, culturelles et économiques dans le monde d'aujourd'hui".
Richard Stallman,
qui s'est vu refuser l'accès à Matignon il y a peu, s'est accordé avec Ségolène Royal "sur le caractère primordial des quatre libertés fondamentales qui fondent le logiciel libre", c'est-à-dire la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages, celle de l'étudier et de l'améliorer, d'en redistribuer des copies et enfin, d'en publier les versions améliorées.
Selon eux, la liberté d'utilisation des logiciels et la participation des utilisateurs à l'innovation devraient être promues par les pouvoirs publics, en France et en Europe, la politique de recherche et d'innovation technologique en informatique devrait s'inspirer des concepts issus du logiciel libre, et enfin, le système éducatif devrait développer l'alphabétisation numérique en s'appuyant sur les logiciels libres.
Enfin, les deux protagonistes "appellent à mettre en oeuvre la déclaration de Berlin et les recommandations du Sommet Mondial de la Société de l'Information (SMSI) en matière de libre accès à l'information scientifique".
Et ils ont bien sûr évoqué le projet de loi français sur le droit d'auteur (DADVSI), dont le texte sera présenté à l'Assemblée et au Sénat demain, et pour lequel ils pensent que "en consacrant juridiquement les restrictions numériques (DRM), le projet de loi «droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information » (DADVSI) va dans la mauvaise direction. Il faudra donc remettre à plat le cadre juridique créé par la loi DAVDSI au niveau français et contribuer à l'élaboration d'un cadre juridique européen et international plus favorable à la circulation des oeuvres et des connaissances".