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Usurpation d'identité sur Meetic, une indélicate passible de prison

Publié le 25/06/2006 - Lu 3003 fois - Auteur : musky00
Il est très facile d'être anonyme sur Internet ou de se faire passer pour qui l'on n'est pas grâce aux pseudos. C'est ce qu'a fait une femme en prenant l'identité de sa collègue de bureau sur le site de rencontres Meetic.

Après avoir présenté sa collègue comme "une femme facile désireuse d'avoir des relations sexuelles", elle allée jusqu'à dévoiler ses coordonnées téléphoniques. Et ce qui devait arriver est bien entendu arrivé. La victime, déjà émotionnellement fragile, a reçu de nombreux appels d'hommes souhaitant la rencontrer. La "plaisanterie" s'est soldée par un arrêt maladie de dix jours.

Le tribunal de grande instance de Carcassonne ne s'y est pas trompé et a jugée la coupable, le 16 juin dernier, pour "violences volontaires avec préméditation". En effet, la justice a estimé que l'intention de nuire était prouvée puisque "de pareils agissements devaient nécessairement entraîner des appels dépourvus de toute ambiguïté".

A noter que l'accusée utilisait pour ce faire l'ordinateur de son patron dont, en tant que responsable informatique, elle connaissait les mots de passe, ce qui a constitué une circonstance aggravante aux yeux du juge puisque de ce fait la préméditation allait de soi.

La coupable a donc été condamnée à verser à sa victime 2 500 euros au titre de préjudice corporel, 1 500 euros au titre de préjudice moral et 2000 euros de remboursement de frais de justice. En outre, la Caisse d'assurance maladie, s'étant portée partie civile au vu des indemnités versées à la victime pendant son arrêt de travail de dix jours, se verra également rembourser, par l'accusée, les 4500 euros de prestations déboursés.

Il s'agit ici uniquement du jugement concernant l'action civile, la cour devant maintenant statuer sur l'action pénale. En effet, l'usurpation d'identité n'est pas considérée comme un délit tant qu'elle ne sert pas une action répréhensible par la loi. Dans le cas contraire, elle est punie de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

Rappelez-vous donc que, si vous pouvez préserver votre anonymat sur Internet, la justice peut tout à fait, en cas de procédure judiciaire, obtenir votre adresse IP et à partir de là, votre véritable identité.

Les Commentaires

Avec le temps, je finis pas penser que l'anonymat sur Internet incite à faire n'importe quoi... peut-être qu'il faudrait plus de transparence dans les actions de chacun sur le net, comme dans la réalité... ça mettrait fin au clivage "monde réel / monde virtuel" et on oublierait plus que ce qui ne se fait pas dans le réel ne se fait pas non plus dans le virtuel.
en même temps en tant que responsable informatique, la "coupable" savait parfaitement qu'on pouvait remonter jusqu'à elle! ralala ces jalousies feminines (patapei, patapei) lol
grillé cash jospy for ever :(
L'anonymat ne doit pas permettre des actes illégaux. Usurper une identité c'est pervers. La justice a bien fait son travail, que cela serve d'exemple pour ceux qui seraient tentés de nuire. Le virtuel n'est pas irréel, ses règles ne peuvent pas être différentes que la vie réelle et les gens devraient se responsabiliser. Nous vivons dans une ère technologique, mais cela ne rend pas les gens meilleurs...
En même temps elle est pas très futée pour une responsable informatique ...
Ne pas savoir qu'on peut pratiquement tout pister sur internet ... ( à moin qu'elle n'est voulu faire accuser son patron ^^)
D'accord avec Zapan :
en plus des sommes qu'elle devra verser, il y a des chances pour qu'elle perde son boulot... au minimum pour motif d'incompatibilité avec les compétences requises par sa fonction. Une responsable informatique qui se croit anonyme sur internet, on croit rêver !


Et bien... :-(
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