
Nathalie Collin, coprésidente du directoire de Libération, a proposé un moyen pour financer la presse écrite. Elle met en avant la possibilité d'instaurer une taxe sur les FAI (Fournisseurs d'acès à Internet). Laurent Joffrin, coprésident de Libération, justifie cette proposition en indiquant qu'il s'agit de "rectifier les flux d'argent actuels au profit des rédactions, qui sont les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie". En quelque sorte, une licence globale pour la presse écrite.
Pas sûr que les fournisseurs d'accès à
internet soient favorable à une telle proposition. Ceux-ci sont déjà taxés par le Gouvernement pour le financement de la télévision publique, et vont devoir également financer l'HADOPI en mettant en place des moyens de traquer les internautes. Si en plus on leur ajoute une taxe pour financer la presse écrite, il risque d'y avoir des clash.
La proposition est avancée par Nathalie Collin, coprésidente du directoire de Libération, ainsi que Laurent Joffrin, coprésident de Libération. Cette proposition a été avancée devant le Syndicat de la presse quotidienne nationale. Il s'agirait de taxer les opérateurs afin de financer la presse écrite. N. Collin utilise d'ailleurs le terme de répartition.
Libération explique que les fournisseurs d'accès se font de l'argent sur le dos de la presse écrite. La recherche d'actualité génère du trafic, qui lui-même génère des revenus publicitaires. Les articles présents sur la toile proviennent souvent de la presse papier. Il s'agirait donc de récupérer une partie de l'argent perdu par cette même presse écrite du fait de sa présence sur la toile. Selon N. Collin, le pourcentage serait "très faible".