La deuxième journée a commencé par une demande de renvoi en commission du projet de loi. Cette demande étant formulé par l'opposition, est rejetée par la majorité.
S'ensuivent les amendements avant et sur l'article 1: les amendements qui reconnaissent que l'accès
Internet est un droit ou équivaut à un autre (éducation, téléphone, électricité,...) sont rejetés. Les amendements pour instituer une
licence globale sont rejetés. Seuls les amendements soumis par le rapporteur sont acceptés.
Les amendements sur l'article 2 font le même chemin que sur l'article 1. Les amendements de l'opposition à la loi sont rejetés tandis que ceux des partisans sont acceptés. Par contre l'examen des amendements a été interrompu par une déclaration de la ministre de la Culture. Harcelée par les députés, elle déclare dans l'enceinte de l'Assemblée: "
Je suis accablée par toutes les caricatures sur tous les bancs et par l’obstination qui consiste à présenter l’Hadopi comme une sorte d’antenne de la Gestapo, c’est particulièrement ridicule". Tollé chez les députés. Christine Albanel est obligé de retirer "Gestapo" de sa déclaration.
Sur Internet, Mme Albanel aurait reçu un point Godwin. Enoncé par Mike Godwin, la loi de Godwin dit que "
Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler s'approche de 1". Dans un débat, un point Godwin signifie qu'il vient de se discréditer et de perdre le débat.
Les discussions sur la loi Création et Internet reprendront le 31 mars après 2 semaines de discussions sur d'autres lois plus "urgentes".