Selon le rapport publié, le taux de fraude enregistré en 2007 dans les systèmes français est légèrement inférieur, à 0,062% contre 0,064% en 2006, même si les montants de fraude eux sont en hausse de 6,3% (268,5 millions d’euros en 2007 contre 252,6 millions d’euros en 2006). D'après les auteurs, ceci s'explique par la croissance soutenue du montant des transactions (430,7 milliards d’euros en 2007 contre 395,1 milliards d’euros en 2006). Le montant moyen d’une transaction frauduleuse est également en augmentation, à 130 euros contre 117 euros en 2006, précisent-ils.
Intéressons-nous à la fraude sur les paiements à distance lors de transactions nationales, qui a fait un bond par rapport à 2006. En effet, on enregistre en 2007 un taux de fraude de 0,236% (50,1 millions d'euros) contre 0,199% (33,2 millions d'euros) l'année précédente. Dans le détail, les transactions frauduleuses par courrier/téléphone augmentent de 0,194% (19,8 millions d'euros) à 0,201% (23,8 millions d'euros) tandis que celles sur
internet décollent malheureusement de 0,208% à 0,281% avec un montant de fraude qui double, de 13,4 millions d'euros à 26,4 millions d'euros.
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Les paiements à distance, qui représentent 5% de la valeur des paiements par carte nationaux, comptent ainsi désormais pour 44% du montant de la fraude. Cette hausse de la fraude s’inscrit elle-même dans un contexte de croissance très dynamique du volume et de la valeur des paiements à distance (+27,9% entre 2006 et 2007). En outre, les chiffres pour 2007 montrent un creusement de l’écart du taux de fraude des paiements par courrier et téléphone, et de celui des paiements sur Internet, ce dernier augmentant plus significativement", explique le rapport.
Toutefois, les auteurs précisent que "
le taux de fraude est moins élevé chez les spécialistes du commerce électronique. Le taux de fraude varie en effet selon les secteurs d’activité, et même d’un commerçant à l’autre, selon les mécanismes de sécurité mis en oeuvre". L'Observatoire renouvelle donc ses recommandations en matière de sécurité, notamment la vérification de l’identité des acheteurs par les commerçants.
Concernant les transactions internationales via internet à partir de cartes bancaires françaises, le taux de fraude passe de 0,898% (20,3 millions d'euros) à 1,117% (27,4 millions d'euros).
L’origine de fraude la plus importante reste celle liée aux pertes et vols de cartes, qui représente plus de 50% des paiements nationaux frauduleux, indique le rapport. La contrefaçon de cartes n’est plus à l’origine que de 5% des paiements nationaux frauduleux, contre 16% en 2006 et 25% en 2005. En revanche, la fraude par usurpation de numéro de carte, utilisée pour les paiements à distance, progresse encore en 2007 (comme en 2006 et 2005) et est désormais à l’origine de près de 40% des paiements frauduleux, précise-t-il.
Rappelons que l'usurpation de numéro de carte bancaire peut se faire par
phishing, technique qui consiste à envoyer un email en provenance d'une adresse qui semble officielle et dont le message vous incite à cliquer sur un lien pour changer vos identifiants bancaires par exemple. Le lien vous redirige en réalité vers un site pirate qui se fera une joie de voler vos données sensibles. Rappelez-vous qu'un établissement bancaire ne demande
JAMAIS de modifier des identifiants par email.
Source :
Observatoire de la sécurité des paiements