Avant toute installation, modification ou réparation de système d’exploitation, n’oubliez pas de sauvegarder vos données importantes : documents, textes, images, musique, mails, … écrivez sur papier ce dont vous pouvez avoir besoin de réutiliser plus tard : identifiants et mots de passe de logiciels, de messagerie, numéros de série … et pensez à utiliser notre tutorial Firefox et Thunderbird : sauvegarder ses paramètres.
Ce tutorial est basé sur l’installation d’Ubuntu mais peut-être utilisé pour l’installation d’autres distributions
Linux.
A l’écran de partitionnement, choisissez « Utiliser intégralement le disque IDE1 maître » si vous souhaitez une installation automatique. Dans ce cas, l’outil partman vous générera 2 partitions :
-une partition racine [point de montage : /] dans laquelle s’installeront les utilitaires et services du système d"exploitation, ainsi que tous les programmes.
-une partition swap [aucun point de montage], qui sert d’extension à la mémoire vive de votre ordinateur.
Appuyer sur ENTREE. Un écran de confirmation apparaît :
Ce choix vous convient ? Appuyez sur Oui et laissez faire.
Finalement non, vous auriez préféré créer vos partitions vous-mêmes. Deux solutions :
-appuyer sur "Non" : vous revenez à l'écran précédent
-appuyer sur « Revenir en arrière » : l’écran qui s’affiche alors vous indique à quelle étape vous vous situez dans l’installation d’Ubuntu.
Sélectionnez « Partitionner les disques avec l’outil partman » puis « Partitionnement assisté » et enfin choisissez « Modifier manuellement la table des partitions ».
Plusieurs solutions sont alors possibles en fonction de votre configuration :
1) Votre disque dur est vierge et vous souhaitez l’utiliser entièrement :
Sélectionnez l’espace libre et créez vos partitions à votre guise sans oublier la partition racine (/) sur laquelle sera installé votre système.
Utilisez de préférence une partition primaire de type ext3 pour créer votre partition racine (/) bien que linux soit capable de booter sur une partition logique.
2) Votre disque dur est occupé mais vous souhaitez écraser le système précédent :
Sélectionnez chaque partition à modifier, appuyez sur ENTREE, puis supprimez les partitions.
Vous retrouvez un espace libre que vous pouvez alors partitionner à votre guise.
3) Vous avez réservé un espace non partitionné lors de l’installation de Windows XP
Sélectionner cet espace libre et partitionnez-le selon vos souhaits.
4) Vous n’avez pas d’espace libre sur votre disque dur mais souhaitez conserver Windows XP
Il vous faut alors redimensionner la partition sur laquelle est installé votre premier système.
Commencez par défragmenter Windows et forcez un scandisk, ce qui aura pour effet de rassembler au début du disque tout Windows et libérera de la place pour partitionner.
Sélectionnez votre partition primaire puis appuyez sur ENTREE.
Sélectionnez « Taille » et puis appuyez sur ENTREE.
Attention, l’opération est irréversible. Vous pouvez encore vous ravisez en appuyant sur « Revenir en arrière » ou sur « Non ».
Si votre choix est définitif, appuyez sur « Oui ».
L’outil partman vous indique les tailles minimum et maximum que vous pouvez utiliser pour
votre partition Windows.
Entrez la nouvelle taille de
la partition Windows en GB ou en % puis appuyer sur « Continuer ». La partition Windows va alors être redimensionnée et vous allez retrouver un espace libre que vous pourrez alors partitionner pour Linux.
L’opération peut prendre plus ou moins de temps, ne vous affolez pas.
Lorsque celle-ci est terminée, vous retrouvez l’écran suivant :
Sélectionnez alors le nouvel espace libre et partitionnez-le.
Quel que soit votre cas de figure, une fois vos nouvelles partitions réalisées, sélectionnez « Terminer le partitionnement et appliquer les changements ».
Vous êtes alors informé des partitions qui vont être formatées. Vérifiez bien qu’il n’y a pas d’erreur.
Si tout est bon, appuyez sur « Oui », le formatage commence. Il sera suivi de l’installation de votre distribution Linux sur la partition racine.
En savoir plus sur les partitions
Une partition est une zone du disque physiquement distincte des autres (contrairement aux répertoires qui sont des entités logiques, mais n'ont pas d'existence physique). Chaque partition porte un système de fichiers, qui permet d'écrire des données faciles à retrouver.
Les disques durs des PC peuvent supporter au maximum 4 partitions par disque. Ces partitions peuvent s'appeler primaires, logiques ou étendues. Les partitions primaires sont indivisibles. L’unique partition étendue possible peut être divisée en partitions logiques. Cette astuce permet de dépasser les 4 partitions autorisées.
Les partitions n'ont aucune existence physique sur le disque. Il s'agit simplement d'une table des matières, indiquant les numéros de secteur de début et de fin.
Quelles partitions créer ?
Le minimum pour Linux est...1 partition. En fait, on en utilise souvent davantage.
swap : presque toutes les distributions vous obligent à utiliser une partition de swap qui est en fait une extension de la mémoire vive (=mémoire virtuelle). Cette partition servira à écrire lorsque la mémoire vive déborde. On suggère que cette partition ait une taille de 1,5 à 2 fois celle de la capacité en RAM de votre ordinateur. Si cela vous est proposé, placez-la vers le début du disque (plus rapide).
/ : la partition racine du système est obligatoire. Elle va contenir les utilitaires et services du système d’exploitation (ainsi que tous les programmes si vous ne créez pas de partition /usr). La saturation de cette partition est dangereuse pour le système. Il faudra donc prévoir une taille suffisamment grande en fonction de ce que vous y mettrez.
/boot : le système de démarrage peut être mis sur une partition à part. Partition de très petite taille (8 Mo), elle rend possible le boot dans certains cas (gros disques mal gérés par les BIOS).
/home : c’est la partition où seront contenus les fichiers des utilisateurs (documents texte, films, fichiers audio, etc.) ainsi que les paramètres personnels des utilisateurs. L'intérêt de les séparer physiquement est de pouvoir, par exemple, réinstaller Linux sans toucher à vos données. Donnez la taille que vous voulez. Le format FAT est contre-indiqué pour cette partition. Même s’il vous est proposé, le choisir fera rater l'installation.
/usr : vous pouvez installer dans cette partition les programmes. Cette partition doit être de grande taille (au moins 1 Go, 5 ou 6 avec les disques modernes et les distributions énormes actuelles). Cette partition est facultative, vous pouvez ne pas créer de /usr. Les programmes seront alors installés sur la partition / qui devra alors être plus grande. Le format reiserfs est recommandé pour la partition /usr.
/var : une partition facultative mais qui peut être très utile. Votre système écrit régulièrement ici des données. Comme la partition racine (/) ne doit jamais saturer, il est prudent que les données changeantes soient sur une partition à part. Une centaine de Mo convient très bien mais comptez beaucoup plus si vous voulez être un serveur apache. Le format reiserfs est recommandé.
/root : cette partition est facultative mais peut être utile pour la même raison que /home, puisque /root est le /home du chef. Format ext ou reiserfs.
En résumé, sachez que tous les répertoires qui n'ont pas une partition spécifique seront automatiquement installés dans la partition /. Ne tentez surtout pas une partition /etc ou /bin : vous ne pourriez pas démarrer.
Partition Windows : il n’est pas inutile de mettre sur votre disque une partition Windows en FAT32, même si vous n'installez pas Windows. Linux gérant mal le NTFS, cette partition en FAT32 peut être très utile pour échanger les données.