Free bloque plus de 300 000 smartphones loués mais non restitués

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<p>Au début du mois, Free a bloqué des smartphones loués mais non restitués. Le blocage a touché près de 300 000 smartphones. Mais la situation est problématique pour les propriétaires des smartphones avec le blocage du smartphone sur tous les réseaux.</p>

Depuis le 1er novembre, Free a lancé le blocage des mobiles loués mais non restitués. La situation est inédite : près de 300 000 smartphones sont bloqués par l'opérateur, selon Le JDD.

Free et la location de mobile

En 2013, Free a lancé des offres de location de mobiles, pour faire face aux offres subventionnées des concurrents. Au bout de leur engagement de location, le locataire peut prendre un nouveau smartphone en location ou payer l'option d'achat de l'appareil pour en devenir propriétaire. Mais, en cas de non-restitution, Free se réserve le droit de bloquer le smartphone, même si on paye les frais de non-restitution. Pour lutter contre le recel des appareils non-restitués et/ou non-payés, l'opérateur a activé le blocage. Seuls les locataires ayant payé l'option d'achat évitent le blocage.

Mais, les appareils en recel ont été vendus à d'autres personnes par le locataire. Certains ont été revendus en direct par ce dernier mais d'autres sont passés par des sites de reprises et de ventes d'occasion. Du coup, des personnes se retrouvent avec des téléphones bloqués sur les réseaux mobiles. En théorie, ils doivent se retourner vers le vendeur pour demander une annulation de la vente. En pratique... (quelqu'un a retrouvé le mail d'achat du produit ?). Les acquéreurs des appareils loués peuvent être considérés comme receleur (peine prévue de 5 ans de prison et 375 000€ d'amendes), s'ils savaient que le locataire ne l'avait pas restitué à Free.

Blocage mondiale des mobiles

Free a décidé de bloquer les smartphones non-restitués. Ces derniers sont encore la propriété de l'opérateur, sauf en payant les frais de l'option d'achat. L'opérateur a émis une liste de blocage à l'association GSMA. L'association, organisatrice de la conférence Mobile World Congress et gestionnaire des normes de téléphonie GSM, a développé un système d'alerte contre le vol avec une liste noire (blacklist) des appareils volés via leur numéro d'identification IMEI (lance un appel *#06# pour cet important nombre).

Cette liste est ensuite transmise aux 750 opérateurs mondiaux, membres de l'association, qui bloquent les mobiles identifiés. Habituellement, les opérateurs en reçoivent quelques centaines par mois. 300 000 mobiles d'un coup à bloquer, ce n'est pas habituel et les opérateurs ont eu un peu de mal à bloquer l'ensemble. Certains opérateurs ont décidé de bloquer par vague : Bouygues Telecom a décidé d'alerter par SMS les abonnés qui vont être bloqués et de proposer des solutions sur l'Assistance Bouygues Telecom.

Des solutions, peu de solutions

Mais, face à ce blocage, peu de solutions existent pour la majorité des clients :

  • les locataires doivent se retourner auprès de Free pour payer les frais d'option d'achat
  • les personnes ayant acquis un mobile loué mais non-restitué doivent se retourner vers le vendeur, que ce soit un particulier ou un service de reconditionné ou de vente d'occasion (Cash Converter, Back Market, Le Bon Coin, ...)
  • l'autre solution est de changer de mobile

Une plainte vers Free est possible mais inutile. Le mobile reste la propriété de Free et la faute en revient au locataire et au revendeur (qui peuvent être la même personne) d'avoir remis.

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