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L'ARCEP présente l'état d'Internet en France

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L'ARCEP a présenté son rapport de l'Etat d'Internet en France en 2018. Le gendarme des télécoms doit mesurer la qualité de service, l'interconnexion, la transition vers l'IPv4, la neutralité du net et l'ouverture des terminaux.

Comme chaque année, l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et Postales (ARCEP) a présenté son rapport sur l'Etat d'Internet, soit le bilan de santé 2018 d'Internet en France. Ce dernier revient sur 5 domaines : la qualité de service, l'interconnexion, la transition vers l'IPv4, la neutralité du net et l'ouverture des terminaux.

De nouveaux outils pour mesurer l'état de l'Internet

Sur la qualité de service, l'ARCEP rappelle qu'il développe des outils pour tester la qualité via des partenariats de co-construction. Ainsi, le gendarme a passé des accords et des partenariats avec une vingtaine d'acteurs : les opérateurs de réseaux (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR), des acteurs académiques (CNES et INRIA), des organismes de protection des consommateurs (INC - 60 millions de consommateurs et UFC-QueChoisir) et des outils de mesure (QoSi, nPerf, Speedtest by Oklaa, ip-label, MLab,...). L'ARCEP compte publier un code de conduite avec des critères de transparence et des bonnes pratiques associées pour améliorer les résultats des tests et améliorer la comparabilité des résultats.

L'interconnexion est le nœud des communications sur Internet. L'ARCEP veut améliorer les données concernant le domaine. Ainsi, en 2017, le trafic d'interconnexion représente 12,1 Tbps (+44%), dont 6,08Tbps en transit, 5,55 Tbps en peering privé et 0,45 Tbps en peering public. Le peering est le fait de connecter le réseau d'un opérateur FAI directement sur le réseau des services Web, soit gratuitement, soit en payant, tandis que le transit est le fait de passer par un opérateur intermédiaire entre le FAI et le réseau des services Web. Il est apparu que Free n'utilise qu'un seul transitaire dans ses interconnexions. Le gros du trafic provient principalement de Google (18%), Netflix (14%), Akamai (10%) et Facebook (6%). L'ARCEP a maintenant les outils juridiques pour contrôler ce marché de fond.

Sur la transition vers l'IPv6, l'ARCEP constate le statut-quo dans cette transition. Les ordinateurs, les smartphones, les swtichs, les routeurs et les transitaires sont compatibles avec l'IPv6, mais les FAI mobile, les hébergeurs et les systèmes d'informations des entreprises et des administrations ne le sont pas. Les FAI fixe, les DNS et les services de sécurité (pare-feu, routeurs,..) ont une compatibilité partielle. Néanmoins, l'ARCEP a demandé aux opérateurs leur plan pour la fin d'année : d'ici fin 2018, Free compte atteindre 95 à 100% de ces connexions (35% fin 2017), Orange 50 à 60% (33% fin 2017), Bouygues Telecom entre 25 à 30% (<1%) et SFR sous les 10% (<1%).

L'ouverture des terminaux pour la neutralité du net

Si la Neutralité du Net est mise à mal par le régulateur américain, l'ARCEP a décidé de la préserver. Avec la plateforme de signalement "J'alerte l'ARCEP", le régulateur a reçu 367 signalements sur le sujet de la neutralité du Net. Grâce au règlement européen sur la neutralité, le régulateur peut exercer ses prérogatives sur les réseaux, mais il n'a pas la main sur les terminaux des utilisateurs, que ce soit les ordinateurs ou les smartphones et tablettes. Or les écosystèmes des smartphones/tablettes (Android, iOS et Windows Phone/Mobile) limitent les accès aux différents services sur Internet, voir limiter l'accès à certains réseaux. L'ARCEP présente 12 pistes de réflexion sur le contrôle des terminaux.

 
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