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[Brève] L'échec de SAIP à Nice expliqué

Selon Le Monde, le délai court de la création de SAIP et les moyens mis en oeuvre par le prestataire sont en cause.

Le Système d'Alerte et d'Information des Populations (SAIP) a connu son premier couac lors des évènements de Nice.

Le Monde a dévoilé la série de couacs derrière le retard de SAIP, 3h après les évènements. L'éditeur Deveryware, qui a obtenu le développement pour 400 000€, a dû réaliser l'application en 2 mois, avec une date butoir au 8 juin. La société a mis une quinzaine d'ingénieurs. Ils ont également réalisé des tests grandeur nature dans plusieurs villes.

Le cahier des charges très spécifique, les problématiques techniques et le manque de temps n'ont pas permis de mettre en place la redondance (2 mois de délais). Malgré l'alerte du prestataire d'hébergement, SFR-Numergy, le service SAIP ne fonctionnait que sur les serveurs de Numergy. Hélas, le 13 juillet, un câble en fibre optique a été sectionné, bloquant l'accès aux serveurs de Numergy. Mais cette coupure a forcé Deveryware à relancer les serveurs de SAIP.

Mais une erreur d'affichage d'un logiciel tiers de monitoring indique le retour à la normale à Deveryware. Lorsque la préfecture des Alpes-Maritimes envoie son alerte, les développeurs de Deveryware se rendent compte de l'anomalie et relancent les serveurs en urgence. Trop tard, l'alerte arrivera sur les smartphones avec 2h de retard sur l'alerte préfectorale.

Le ministère de l'Intérieur a demandé à Deveryware de procéder à des corrections sur le fonctionnement de SAIP. Le redondance des serveurs et les moyens d'envoi des alertes devraient être dans les tuyaux de l'éditeur.

La réactivité de SAIP montre aussi le mauvais choix du Ministère de l'Intérieur en passant par une application pour smartphone. Dans un décret de 2012, les opérateurs doivent "transmettre les messages d'alerte et d'information des pouvoirs publics afin d'avertir le public de dangers immédiats". Les opérateurs doivent ainsi envoyer des SMS de l'Etat à l'ensemble des mobiles dans les zones touchées. Cependant, l'Etat et les opérateurs n'ont pas réussi à s'entendre sur les modalités : les opérateurs veulent un guichet unique pour l'ensemble des préfectures de France. Techniquement, les opérateurs sont prêts sur leurs réseaux 2G, 3G et 4G.

 
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