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Un jeune consommateur sur quatre téléchargerait illégalement

Publié le 26/04/2007 - Lu 1799 fois - Auteur : musky00
Selon une nouvelle étude publiée le 25 avril et réalisée pour le département Divertissement Numérique d'Edelman, destinée à explorer et comprendre les conséquences résultant du fossé entre le secteur des technologies, à forte confiance (74%), et l’industrie du divertissement bien moins crédible (51%), un jeune consommateur sur quatre serait susceptible de télécharger ou de dupliquer un fichier illégalement.

Menée en ligne du 26 mars au 2 avril 2007 par le cabinet StrategyOne, société spécialisée dans les études pour la communication et la réputation des entreprises, auprès d’un échantillon représentatif de 515 personnes âgées de 18 à 34 ans en France et en Grande Bretagne, l'enquête révèle que la méfiance vis-à-vis des entreprises du divertissement (sociétés créant ou distribuant des contenus cinématographiques, télévisuels, musicaux ou encore écrits) réduit les intentions d’achats de produits ou de services.

  • En France, 59% des personnes sondées accordent leur confiance aux sociétés du divertissement pour rendre disponible le contenu massivement et légalement sur Internet, contre 69% en Grande-Bretagne
  • 46% ne font pas confiance au secteur pour ce qui est du respect des droits des consommateurs qui achètent via les canaux numériques
  • 54% en France et 41% en Grande-Bretagne n’accordent pas leur confiance quant à la valeur ajoutée apportée par l’industrie du divertissement

En France, cette méfiance à l’encontre des acteurs du divertissement numérique conduit les 18-34 ans à :
 
  • refuser d’acheter un produit issu de l’industrie du numérique (54% en France, 43% en Grande-Bretagne)
  • se faire l’écho de leurs opinions négatives sur Internet (51%)
  • critiquer les entreprises du secteur auprès de leurs amis (46%)

et entraîne des comportements illégaux. En effet, près de 20% des personnes interrogées déclarent être enclins à ou avoir déjà partagé illégalement des fichiers en ligne et 26% précisent que la méfiance les incite à télécharger illégalement ou à dupliquer sans payer.

"La valeur de l’offre perçue impacte clairement la considération et la crédibilité des entreprises du secteur", déclare dans un communiqué Gail Becker, Responsable Monde du Département Digital Entertainment, Rights and Technology. "Obtenir la confiance du consommateur devrait être un objectif premier, d’autant que l’étude montre que sa défiance a des conséquences négatives sur les ventes. Le secteur est désormais reconnu pour la disponibilité légale des contenus en ligne ; la prochaine étape pourrait bien être un changement de discours et l’illustration de la valeur de l’offre proposée aux consommateurs".
 
L’étude met également en avant la forte confiance que les Français accordent au bouche-à-oreille, pour s’informer sur ce secteur. Leurs sources de référence sont :

  • les amis (82%)
  • la famille (63%)
  • les journaux et magazines (60%)

En France, seulement 36% des personnes interrogées se tournent vers les principaux portails Internet contre 45% en Grande-Bretagne, 18% vers les magasins de musique et de films en ligne (54% des Britanniques), 11% vers les sites Internet des sociétés de divertissement (30% en Grande-bretagne) et seulement 4% vont sur les sites Internet communautaires (18% des Britanniques).

Devant la plus faible fréquentation des sources d'informations en ligne par les Français par rapport aux Britanniques, Marie Rouet, Présidente de Edelman France, commente : "C’est un environnement complexe pour les sociétés créant ou distribuant du contenu. Les canaux numériques, légaux ou autres, occupent une place croissante dans l’acquisition de contenu. Cependant les consommateurs en France continuent de s’abreuver aux sources d’informations traditionnelles, presse et bouche-à-oreille. Clairement, le passage au tout numérique est encore en devenir. En conséquence les leaders de l’industrie doivent agir et communiquer à tous les niveaux".

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