Le site suédois thepiratebay.org est l'une des plates-formes de téléchargement illégal les plus connues de la planète. En mai dernier, le célèbre site avait fait les frais de la lutte anti peer-to-peer (poste à poste) mais, tel Astérix dans son petit village d'Armorique, il avait résisté à la fermeture de ses serveurs en Suède... en les réouvrant quelques jours plus tard aux Pays-Bas.
Depuis, il est de retour en Suède mais cherche néanmoins à échapper définitivement aux lois sur les droits d'auteur. Le groupe a donc décidé de fonder un état indépendant. Et pour ce faire, il convoite Sealand, une ancienne plate-forme navale britannique située en mer du Nord au large de la côte orientale de la Grande-Bretagne.
Sealand, construite lors de la seconde guerre mondiale et accessible uniquement par bateau ou hélicoptère, a été acquise en 1967 par Roy Bates, un ancien major de l'armée britannique, qui, du fait de sa situation dans les eaux internationales, avait élevé son île au rang d'Etat et s'était proclamé Prince. Toutefois, la Grande-Bretagne ayant revu les limites de ses eaux territoriales, Sealand est maintenant sous domination britannique bien que son propriétaire la proclame toujours indépendante.

La mise en vente de ce refuge est une aubaine pour The Pirate Bay, mais le prix demandé est tout de même de deux milliards de dollars. Pour financer cette acquisition, le groupe a donc ouvert un site, www.buysealand.com, enjoignant les visiteurs à faire des dons en échange de la citoyenneté de Sealand.
"Si nous ne recueillons pas une somme suffisante pour [l'achat] de Sealand, nous nous rabattrons sur une petite île ailleurs", a déclaré un responsable de Pirate Bay, à l'AFP.
Aujourd'hui, Pirates of Sealand, ainsi que s'est renommé thepiratebay.org, annonce que les négociations avec le gouvernement de la "micronation" de Sealand ont débuté.
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