Nicholas Kristof, un journaliste du New york Times a voulu tester la liberté sur
internet en Chine. Pour ce faire, il a ouvert deux blogs en chinois sur des sujets jugés tabous par les autorités chinoises et les a fait héberger sur les deux portails les plus importants du pays, Sohu et Sina.
Nicholas Kristof explique que :
"For a country that employs some 30,000 Internet censors, that turned out to be stunningly easy. In about 10 minutes, I started Ji Sidao's
blog - that's my Chinese name - on two Chinese Web hosts, at no cost and without providing any identification."
"Pour un pays qui emploie quelque 30 000 censeurs sur internet, cela a été extraordinairement facile. En 10 minutes environ, j'ai lancé le blog de Ji Sidao - mon nom chinois - sur deux hébergeurs chinois, gratuitement et sans fournir aucune identification".
Les sujets abordés dans ces blogs concernent la condamnation à dix ans de prison de son confrère chinois Zhao Yan, accusé de fraude et révélation de secrets d'Etat, le patrimoine financier de Hu Jintao, le président chinois, le mouvement spirituel Falun Gong, interdit par Pékin en 1999. Il raconte également comment il a vu, le 4 juin 1989, l'armée chinoise tirer sur les manifestants réunis place Tiananmen, évènement pour lequel Nicholas Kristof et son épouse Sheryl WuDunn ont remporté le Prix Pulitzer 1990 du reportage international.
Mercredi dernier, le blog hébergé par Sohu a été fermé alors que celui hébergé par Sina continuait. Cependant, à l'heure où nous publions cette brève,
le site hebergé par Sina semble également fermé puisque nous arrivons, par l'
url du blog de Kristof, sur la page d'accueil de la plate-forme (enfin, ne lisant pas le chinois, c'est ce que je conclus de l'url qui s'affiche).
Pour Nicholas Kristof, "le résultat de cette expérience est que la Chine est beaucoup plus libre que ce que ses dirigeants veulent faire croire"...
Notons que
les commentaires écrits en réponse au billet de Kristof ne sont pas aussi optimistes...