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[Brève] Le dossier Only Réunion met à mal la fusion Numericable-SFR

L'Autorité de la Concurrence vient de lancer une enquête concernant le respect des conditions de la fusion Numericable-SFR, en particulier le dossier Only Réunion. Cela menace la fusion.

Lors de l'annonce de l'autorisation de la fusion Numericable-SFR, l'Autorité de la Concurrence avait énoncé plusieurs conditions dont l'une concernait le marché de la téléphonie mobile sur les îles de La Réunion et de Mayotte. Le nouvel ensemble devait vendre Only Réunion à un autre acteur.

En effet, à La Réunion, le groupe Altice est provisoirement en situation de quasi-monopole : SFR est l'opérateur mobile historique de l'île avec près de 55% de parts de marché tandis qu'Only Réunion, la marque d'Outremer Telecom, une autre filiale d'Altice, possède 10% et Orange Reunion prend le restant (35%). La situation à Mayotte est pire avec une part cumulée de 90% pour SFR-Only. L'Autorité a donc naturellement demandé de vendre Only Réunion.

Altice est en recherche d'un repreneur pour cette division : les rumeurs ont annoncé des intentions en provenance de Free, de Zeop (un FAI réunionais), de Digicel (le concurrent d'Outremer Telecom dans les Caraïbes) et de fonds d'investissement. L'Autorité confirme le présence d'offres de rachat mais sans en dévoiler les repreneurs. Mais un évènment a fait tiquer les sages.

En novembre dernier, les clients Only Réunion ont reçu une annonce d'une augmentation de tarif de leurs forfaits mobile au 1er janvier. Comme le prévoit la loi, ils peuvent résilier sans frais leurs offres Only dans les 4 mois. Mais les sages ont l'impression qu'il s'agit d'une manoeuvre d'Altice pour vider Only de ses abonnés. L'objectif est double : vendre à son concurrent un opérateur affaibli par son nombre de clients et de récupérer une partie de la clientèle avec SFR Réunion.

L'Autorité de la Concurrence s'est auto-saisie et lance une enquête sur la manoeuvre d'Outremer Telecom. Si l'Autorité de Concurrence condamne Altice, il pourrait annuler la fusion et Altice devra recommencer avec de nouveaux engagements, comme Vivendi avec la fusion CanalSat-TPS, mais également les condamner à une amende jusqu'à 5% du chiffre d'affaires de l'ensemble.

 
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