DNS : l'essentiel à retenir
- Le DNS convertit « echosdunet.net » en une adresse IP numérique. Sans lui la connexion reste active — les applications déjà connectées continuent parfois de fonctionner — mais la navigation s'arrête net, ce qui explique le diagnostic trompeur d'une panne de box ;
- Le symptôme le plus courant est le message Windows « le serveur DNS ne répond pas », renvoyé par l'utilitaire de diagnostic réseau. Il désigne le résolveur configuré, pas votre ligne : dans la plupart des cas un redémarrage de la box et un vidage du cache DNS suffisent ;
- Changer de DNS sur la box s'applique à tous les appareils du logement d'un coup ; le changer sur un ordinateur ou un téléphone ne vaut que pour cet appareil. C'est la première question à trancher avant de toucher quoi que ce soit ;
- Les résolveurs publics gratuits les plus utilisés sont Cloudflare (1.1.1.1), Google (8.8.8.8) et Quad9 (9.9.9.9). Ils changent la rapidité de résolution et l'éventuel filtrage, mais jamais votre débit : aucun DNS n'accélère une connexion lente.
DNS : à quoi ça sert ?
Les ordinateurs ne savent pas joindre un « nom » : ils ont besoin d'une adresse numérique. Le DNS est le service qui fait la traduction entre les deux. Quand vous saisissez une adresse dans votre navigateur, votre appareil interroge d'abord un résolveur DNS, qui lui renvoie l'adresse IP correspondante ; la connexion réelle au site ne commence qu'ensuite.
Par défaut, ce résolveur est celui de votre opérateur : votre box le communique automatiquement à tous les appareils du logement. C'est pour cela qu'on n'a normalement jamais à s'en occuper — jusqu'au jour où il devient lent ou indisponible.
Un raccourci utile pour comprendre
Si internet était un réseau téléphonique, le DNS en serait l'annuaire : perdre l'annuaire n'empêche pas le téléphone de fonctionner, mais on ne peut plus appeler personne sans connaître le numéro par cœur. C'est exactement ce qui se passe quand le DNS tombe : la ligne est là, les noms ne se résolvent plus.
« Le serveur DNS ne répond pas » : que faire ?
Ce message provient de l'utilitaire de résolution des problèmes réseau de Windows. Il signifie que votre appareil n'a pas obtenu de réponse du résolveur qu'il interroge.
Trois causes couvrent la quasi-totalité des cas : la box a perdu son propre accès au DNS de l'opérateur, le cache DNS local est corrompu, ou un logiciel de sécurité s'interpose.
Reprenez les étapes dans l'ordre, en testant après chacune :
-
1
Vérifiez si la panne est générale : ouvrez un site depuis votre mobile en 4G, données mobiles activées et WiFi coupé. Si tout fonctionne ainsi, le problème est bien côté box ou ordinateur, pas côté site.
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2
Redémarrez la box en la débranchant électriquement une trentaine de secondes. C'est la manipulation qui résout le plus grand nombre de cas, parce qu'elle force la box à redemander ses paramètres réseau à l'opérateur.
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3
Videz le cache DNS de l'ordinateur : sur Windows, ouvrez l'invite de commandes et saisissez
ipconfig /flushdns. Les correspondances mémorisées, éventuellement périmées, sont effacées. -
4
Testez avec un autre appareil du logement. Si lui seul fonctionne, le défaut est local à la première machine : antivirus, pare-feu ou VPN sont les suspects habituels — désactivez-les temporairement pour trancher.
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5
Changez de résolveur DNS pour un résolveur public (section suivante). Si les sites reviennent immédiatement, c'est bien le DNS de l'opérateur qui était en défaut.
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6
Si rien ne fonctionne, le problème dépasse le DNS : passez au diagnostic complet de panne internet et vérifiez l'état du réseau dans votre secteur.
Besoin d'aide pour votre box internet ?
Un conseiller Selectra peut vous orienter sur votre offre box internet, ou vous aider à en changer si votre connexion vous déçoit.
Le piège du « mon internet ne marche pas »
Une panne DNS ressemble à une coupure internet mais n'en est pas une : le voyant de la box reste vert et le test de débit peut même donner un résultat normal. Avant d'appeler l'assistance pour signaler une coupure, vérifiez ce point : cela évite un diagnostic à côté du problème.
Changer de DNS : sur la box ou sur l'appareil ?
Ce que change chacun des deux choix
Les deux sont possibles et ne produisent pas le même résultat. C'est la première chose à décider :
| Où | Portée | À savoir |
|---|---|---|
| Sur la box | Tous les appareils du logement | Le réglage n'est pas proposé par toutes les box ; une réinitialisation le remet à zéro |
| Sur l'ordinateur ou le mobile | Cet appareil uniquement | Utile pour tester sans toucher au reste du logement ; à refaire sur chaque appareil |
Quels DNS publics utiliser ?
Trois résolveurs gratuits font consensus. On renseigne toujours deux adresses, une principale et une secondaire, pour que la résolution continue si la première ne répond pas :
| Résolveur | DNS principal | DNS secondaire | Particularité |
|---|---|---|---|
| Cloudflare | 1.1.1.1 | 1.0.0.1 | Aucun filtrage, orienté confidentialité |
| Google Public DNS | 8.8.8.8 | 8.8.4.4 | Le plus répandu, aucun filtrage |
| Quad9 | 9.9.9.9 | 149.112.112.112 | Bloque les domaines identifiés comme malveillants |
Avantages
- Rétablit la navigation quand le résolveur de l'opérateur est en défaut
- Fait gagner quelques dizaines de millisecondes au premier accès à un site
- Permet de choisir un filtrage (blocage des domaines malveillants) ou son absence
Inconvénients
- N'augmente pas le débit et ne réduit pas la latence d'un jeu en ligne
- Ne compense jamais une ligne saturée ou un WiFi faible
- Déplace la visibilité de votre navigation vers l'exploitant du résolveur
- Un reset de la box remet le réglage à zéro s'il a été fait sur la box
La conclusion pratique : changer de DNS règle un problème de résolution, jamais un problème de débit. Si votre connexion est simplement lente, c'est du côté du WiFi ou de la ligne qu'il faut chercher.
Changer de DNS sur Windows, Android ou iPhone
La logique est la même partout : on ouvre les propriétés de la connexion réseau, on passe l'attribution du DNS en mode manuel, et on saisit les deux adresses choisies.
Sur Windows 10 et 11
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1
Ouvrez les Paramètres, puis « Réseau et Internet », et sélectionnez la connexion active (Wi-Fi ou Ethernet).
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2
Trouvez la ligne d'attribution des serveurs DNS et basculez-la de « automatique (DHCP) » à « manuel ».
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3
Activez IPv4, saisissez le DNS principal puis le secondaire, et enregistrez.
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4
Terminez par un
ipconfig /flushdnspour repartir d'un cache propre.
Sur Android
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1
Ouvrez les options du réseau WiFi enregistré et passez les paramètres IP de « DHCP » à « statique ».
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2
Saisissez les deux adresses de résolveur, puis enregistrez.
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3
Les versions récentes offrent en plus un « DNS privé » à l'échelle du système, valable aussi en données mobiles.
Sur iPhone
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1
Ouvrez les réglages Wi-Fi et touchez le bouton d'information du réseau.
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2
Choisissez « Configurer le DNS », puis « Manuel ».
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3
Supprimez les adresses existantes, ajoutez les vôtres, puis enregistrez.
Dans les deux cas sur mobile, le réglage ne concerne que ce réseau WiFi : il ne s'applique pas à la connexion mobile, qui dépend de l'APN de l'opérateur.
Un point qui surprend souvent : la plupart des navigateurs récents savent chiffrer leurs requêtes DNS (DNS over HTTPS) et utilisent alors leur propre résolveur, indépendamment du réglage système. Si votre changement semble sans effet dans le navigateur seulement, c'est la première piste à vérifier dans ses paramètres de sécurité.
Le DNS selon votre opérateur
Chaque opérateur exploite ses propres résolveurs et n'expose pas le réglage de la même façon : certaines box permettent de saisir un DNS personnalisé, d'autres non. Les adresses exactes et le chemin dans l'interface sont détaillés côté opérateur :
- Changer le DNS de sa Freebox : l'interface de la box autorise la saisie de résolveurs personnalisés ;
- Chez les autres opérateurs, le réglage se trouve dans la configuration réseau avancée de la box lorsqu'elle le propose ; sinon, il faut passer par chaque appareil.
- En cas de doute sur l'origine de la panne, l'adresse IP attribuée à votre équipement indique si la box communique correctement avec le réseau de l'opérateur.
Questions fréquentes sur le DNS
Non. Le DNS n'intervient qu'avant la connexion à un site, pour traduire son nom en adresse IP. Un résolveur plus rapide fait gagner quelques dizaines de millisecondes au premier accès, mais le débit de téléchargement et la latence d'un jeu en ligne restent identiques.
Les résolveurs publics reconnus (Cloudflare, Google, Quad9) sont fiables. Le vrai sujet est la confidentialité : le résolveur voit la liste des domaines que vous consultez.
Changer de DNS déplace donc cette visibilité de votre opérateur vers l'exploitant du résolveur. À éviter en revanche : les adresses de DNS « miracles » trouvées sur des forums, dont on ne sait pas qui les opère.
Une erreur qui réapparaît régulièrement après avoir été corrigée pointe vers une cause matérielle plutôt que logicielle : box vieillissante, alimentation instable, ou lien opérateur intermittent. Notez les heures d'apparition et vérifiez si un autre appareil est touché en même temps : c'est cette information qui permettra à l'assistance de trancher.
Oui, c'est recommandé. L'appareil garde en mémoire les correspondances déjà résolues ; sans vidage, il peut continuer à utiliser d'anciennes réponses et donner l'impression que le nouveau DNS n'a rien changé. Sur Windows, ipconfig /flushdns suffit ; sur mobile, il faut désactiver puis réactiver le WiFi.
Oui, et c'est parfois voulu : Quad9 refuse de résoudre les domaines identifiés comme malveillants, et certains résolveurs proposent un filtrage familial. Les blocages ordonnés par décision de justice en France sont, eux, appliqués au niveau des résolveurs des opérateurs : un site bloqué chez votre opérateur peut donc répondre via un résolveur public.