Une manifestation avait lieu aujourd'ui devant le siège social d'IBM à la Défense (92) pour protester contre le plan social qui prevoit la suppression d'environ 1000 emplois en France.
Deux délégués par organisation formant l'intersyndicale, CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC et SNA (un syndicat maison), ont été reçus en fin d'après-midi par la direction des ressources humaines d'IBM France. Mais le dialogue n'a pas été très fructueux, IBM aurait manié la langue de bois selon la déléguée CFDT.
13.000 emplois sont menacés dans le monde et les salariés IBM d'Europe, mais aussi du Japon et des Etats-Unis ont été appelés a manifester contre le plan de restructuration.
"Après la délocalisation du système de production, maintenant c'est la délocalisation des cerveaux. Des postes d'ingénieurs sont supprimés ici, et délocalisés dans d'autres pays: Tchéquie, Hongrie, Roumanie, Biélorussie, Inde, Philippines... Il y a 10 ans, on était 24.000 à IBM France, aujourd'hui on est 11.000", a déploré la repésentant de la CFDT.
A Noisy-le-Grand (Seine-et-Marne), quelque 300 salariés en grève d'IBM ont fait irruption lundi matin dans les locaux où se tenait un CCE sur le plan social, demandant "qu'il n'y ait pas de lienciements secs, et que les mesures d'accompagnement (proposées dans le cadre du plan social, ndlr) soient les plus attractives possibles", selon un délégué CFE-CGC. La grève a touché tous les sites en France, avec "une très forte mobilisation en province", selon Mme Jarry.