"Le directoire et le conseil de surveillance de Mobilcom AG continuent
de penser que les dommages et intérêts réclamés par certains
actionnaires à France Télécom sont hors de propos ... France Télécom n'a infligé aucun dommage à
Mobilcom", selon Mobilcom.
Cette décision a été prise par un vote. Cela pourrait entrainer de nouvelles querelles, comme celles qui avait opposé en 2002 Mobilcom, France Télécom et le fondateur et ancien patron du deuxième opérateur mobile allemand Gerhard Schmid au sujet de pactes d'actionnaires, de paiements ordonnés par Schmid et des engagement d'investissement de l'opérateur télécoms français.
A l'époque, France Télécom avait colmaté le passif de Mobilcom en injectant sept milliards d'euros, et Mobilcom avait renoncé à lancer de lui-même des services 3G et chacun avait promis de ne pas poursuivre l'autre.
Aujourd'hui Schmid remet en cause cet arrangement. L'épouse de Schmid et le groupe de minoritaires SdK veulent porter plainte et de réclamer des dommages et intérêts de l'ordre 3,7 milliards d'euros. Ils ont été soutenus dans cette action par une majorité d'actionnaires lors d'une assemblée générale à Berlin, et cela contre l'avis du président du directoire Thorsten Grenz qui avait demandé aux actionnaires de rejeter cette proposition et avait expliqué qu'un procès coûterait du temps et de l'argent et risquait d'entraîner une contre-attaque en justice de France Télécom.