Plurimedia, filiale du groupe Lagardère, lance le premier label musical français uniquement dédié au téléphone mobile, BlingTones.
Dans quelques mois, les premiers téléphones à disque dur viendront
concurrencer les lecteurs mp3. Mais la musique ne les a pas
attendus pour faire des mobiles une nouvelle niche bien confortable :
monophoniques, polyphoniques et maintenant hi-fi, les sonneries sont
aujourd'hui bien plus qu'un moyen de signaler que quelqu'un cherche à
vous joindre. Elles sont un terrain d'expérimentation, un modèle de
création, un moyen de différenciation, un business très rentable.
Plurimedia l'a bien compris. Leader dans le domaine des
"goodies" sur mobiles, la société lance doncun label de
Hip-Hop / R'n'B dédié à la seule production de sonneries, le style musical le plus
apprécié et téléchargé par les jeunes. Comme un
label classique, elle signe des artistes, les suit, les produit, et
distribue leurs morceaux.
Ces morceaux ne sont pas une simple adaptation des tubes radio, ils sont spécialement créés pour votre téléphone. Ils durent
trente seconde, et peuvent être adaptés à l'humeur : "les artistes ont
eu plus d'idées que nous", explique Fabien Baunay, directeur général de
Plurimedia : "ils ont créé des sonneries pour les gens que l'on n'aime
pas, d'autres qui insistent pour que l'on décroche toute affaire
cessante".
On retrouve parmi les artistes signés, de grosses pointures comme DJ Cam, Kore & Skalp, Jay Dee… BlingTones compte suivre l'exemple américain, où trois millions de sonneries du label ont déjà été téléchargées. Avec environ 10 nouvelles créations chaque semaine, les ados n'auront plus beaucoup d'excuse pour avoir la même sonnerie que les autres.
BlingTones a été lancé fin 2004 aux Etats-Unis, et a déjà vendu trois millions de morceaux. Selon la société, le marché des sonneries téléphoniques en France a représenté 120 millions d'euros en 2004, deux fois plus que le marché des singles.