Le ministre de l'intérieur a précisé que ces cyberpatrouilles devraient permettre aux policiers et aux gendarmes "de détecter et infiltrer les sites qui diffusent des contenus inacceptables, qu'il s'agisse de pédopornographie ou d'appel à la haine raciale".
Le ministre s'exprimait en clôture d'un séminaire à l'Institut national des hautes études de sécurité consacré au plan pilote de 25 quartiers sensibles, lancé début 2004 par son prédécesseur Nicolas Sarkozy.
Dominique de Villepin proposera également, en liaison avec le ministre de
la Justice Dominique Perben, "des nouveaux outils
juridiques pour mieux prévenir les atteintes sexuelles en direction des plus
jeunes, lorsqu'elles sont véhiculées par internet ou même par des SMS".
"Avant la fin de 2005, un office central de protection des mineurs et des personnes vulnérables" sera mis en place.
Cet office sera rattaché à la direction centrale de la sécurité publique (DCSP). Le ministre a expliqué ce choix en soulignant que la DCSP était la direction de police de son ministère "la plus présente sur le terrain".