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Die Borger lance le troc sur internet

Publié le 12/03/2005 - Lu 1181 fois - Auteur : achtungbaby
"Die Borger" s'inspire du succès rencontré par Ebay dans les enchères sur internet. Le concept est différent, puisqu'ici il ne s'agit pas de marchander un produit, mais de se prêter ou emprunter des articles.

Besoin d'un barbecue pour le week-end, d'un vélo pour les vacances, ou juste de retrouver un peu de confiance dans la nature humaine? Le site de troc en ligne créé par une société allemande est fait pour vous.

"Die Borger" signifie à la fois emprunteur et prêteur en allemand.

Les concepteurs, Andreas Kahnert, 41 ans, et Thomas Pfuetzner, 38 ans, sont deux amis d'université qui ont ensuite travaillé ensemble dans l'informatique.

"Nous avions mis en place un système d'échange de DVD pour notre club de sport et nous nous sommes demandés pourquoi nous ne pourrions pas étendre l'idée à toutes sortes de produits pour toutes sortes de gens", explique Andreas Kahnert lors du salon high-tech CeBIT de Hanovre (nord).

www.DieBorger.de existe depuis maintenant un an, ce qui avait débuté comme une blague a pris l'ampleur d'un véritable phénomène, avec d'autres sites en Autriche et en Suisse, plus de 4.000 utilisateurs et presque 9.000 objets référencés.

Les "Borger" s'échangent pour des périodes limitées une liste d'objets sans fin: service à fondue, camescopes, machines à coudre, appareils photos numériques, outils de jardin, coffrets DVD...

Le site permet de rechercher les objets par codes postaux, pour les classer par proximité. Dans les zones urbaines, il faut rarement chercher loin.

Pour pouvoir emprunter, il faut enregistrer au moins trois objets à prêter avant de pouvoir emprunter.

"Nous sommes nous-mêmes surpris de voir comment les choses se passent bien", souligne Thomas Pfuetzner, qui assure qu'aucun utilisateur ne lui a encore rapporté d'histoire cauchemardesque. "Il pourrait y avoir des ennuis si nous grossissons, mais pour l'instant les choses se passent en douceur", a-t-il ajouté.

Tout optimistes qu'ils soient, les deux entrepreneurs ont mis en place des garanties pour mettre les utilisateurs en confiance.

Comme sur eBay, emprunteurs, prêteurs et objets sont notés, de sorte que les tricheurs ou enquiquineurs gagnent rapidement une mauvaise réputation qui est signalée sur le site. Die Borger fournit un contrat à signer par les deux parties, rappelant leurs obligations légales. Et les emprunteurs laissent en caution le montant auquel les prêteurs évaluent leur bien à l'état neuf.

Le site facture des frais infimes pour l'emprunt. Mais ceux qui prêtent beaucoup peuvent gagner assez de "crédit" sur le site pour emprunter gratuitement.

Andreas Kahnert, qui venait de perdre son emploi quand il a fondé la société, parle de s'étendre en Europe et aux Etats-Unis et recherche des partenaires potentiels.

Mais il dit avoir appris de l'éclatement de la bulle internet en 2000 qu'une bonne idée ne suffit pas à la survie d'une start-up.

Il estime que si les utilisateurs payaient en moyenne 5 euros par an de frais de médiation, cela suffirait pour que la société dégage des bénéfices: "Il y a 36 millions d'internautes en Allemagne, environ 6 millions en Autriche et 8 millions en Suisse. Si nous en touchons seulement une partie, ça ira bien pour nous", dit-il. "Nous devons juste atteindre la masse critique", ajoute Thomas Pfuetzer.

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