Ces systèmes pourraient être utilisés de façon permanente ("radars fixes") ou temporaire ("radars mobiles"), afin d'analyser le trafic sur internet et d'identifier les éventuels pirates, ce qui pourrait servir à "alimenter des opérations de sensibilisation (envoi de messages), voire juridiques", selon le rapport.
Ce texte de 59 pages, au contenu très technique, a été remis jeudi à Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Communication, et François d'Aubert, ministre délégué à la Recherche et aux nouvelles technologies. Il a été rédigé par Antoine Brugidou, de l'entreprise de conseil Accenture, et Gilles Kahn, président de l'INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique).
Ces derniers recommandent également que les fournisseurs d'accès internet (FAI) puissent proposer, après expérimentation, l'installation de systèmes de filtrage sur le poste de travail de leurs abonnés (similaire au filtrage parental), si ces derniers le demandent le rapport relève cependant que le pourcentage d'abonnés volontaires ne devrait pas être élevé(NDLR: on se demande pourquoi!). En effet, comme le soulignent les opposants à ce type de filtrage, les pirates ne sont pas susceptibles de souscrire à ce type de service.
En outre, le rapport préconise d'expérimenter plusieurs technologies de filtrage, pour observer la nature du trafic sur internet.
Le ministre de la Culture propose également qu'un "label de qualité" puisse distinguer les FAI qui proposent ces outils dans des conditions attractives.
Les professionnels de la musique et de l'internet devront rendre leurs observations dans un délai de trois semaines.