T-Online, maintient ses projets d'expansion en France et en Espagne, bien qu'il ait perdu des clients en 2004. Le fournisseur d'accès à
internet prévoit toujours de gagner 15 à 20% de part de marché dans les deux pays au cours des trois prochaines années, et pourrait même effectuer des acquisitions.
Le patron de T-Online, Rainer Beaujean, a toutefois confié que son groupe ne visait pour l'instant aucun actif en particulier. Il n'a pas non plus précisé quelles activités avaient été examinées.
Bien qu'on puisse imaginer Tiscali.
"Nous devons examiner ce qu'il nous coûte de gagner de nouveaux clients de manière organique, et si c'est plus intéressant de les gagner par une acquisition", a expliqué le président du directoire. "Pour le moment, je n'ai rien vu de suffisamment attrayant."
T-Online fait parti des potentiels acquéreur de Tiscali France et cherche à acheter une participation dans la filiale télécommunications du groupe de services collectifs espagnol Red Electrica.
La filiale française de T-Online, Club-Internet, et sa consoeur espagnole Ya.com comptaient 2,07 millions d'abonnés à la fin 2004, un volume inchangé par rapport à trois mois plus tôt, mais inférieur de 12% au chiffre de la fin 2003.
T-Online comptait par ailleurs 11,43 millions de clients en Allemagne, soit 13,5 millions de clients au total.
L'an dernier, T-Online International avait annoncé qu'il dépenserait un milliard d'euros d'ici la fin 2007 pour s'installer dans le peloton de tête des fournisseurs internet haut débit. Cet investissement amputera le bénéfice courant 2005 (Ebitda) de 100 à 200 millions d'euros.
Mercredi, T-Online International a publié une hausse de 7,7% de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) au quatrième trimestre à 89,6 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 538,4 millions, en augmentation de 6,8%. Ce résultat marque un net ralentissement, les trois précédents trimestres ayant enregistré une croissance de 63%.
Il s'inscrit dans un contexte de guerre acharnée sur les tarifs des connexions
ADSL. La concurrence à laquelle le fournisseur se heurte en Allemagne avec United Internet et freenet.de le contraint à dépenser davantage pour le marketing et les offres promotionnelles, a expliqué le directeur financier Jens Becker.
Cette campagne a permis d'attirer 300.000 nouveaux clients ADSL sur ces trois mois à fin décembre. Ces clients apportent davantage de perspectives de croissance car le haut débit est moins cher à la fourniture et le client est censé dépenser plus en téléchargement de film ou de musique.
T-Online, sur lequel sa maison mère Deutsche Telekom a lancé une offre de retrait, a dégagé sur les trois derniers mois de 2004 un bénéfice net de 62,8 millions d'euros, contre une perte de 43,4 millions sur la période correspondante de 2003. Le
FAI a répété qu'il proposerait un dividende, le premier de son histoire, de 0,04 euro par titre.
Les actionnaires de T-Online se prononceront le 10 mars sur une réintégration dans la société Deutsche Telekom, qui avait introduit en Bourse sa filiale internet en 2000. Une majorité de 75% est nécessaire.
Le géant allemand des télécommunications a annoncé il y a trois semaines qu'il disposait de 88% du capital de T-Online après expiration de son offre en numéraire de 8,99 euros.
Les titres qui n'ont pas été apportés à cette offre publique feront l'objet d'une offre de retrait obligatoire payable en actions Deutsche Telekom, sur la base d'une parité de 0,45 à 0,55 action Telekom par titre T-Online.