L'opérateur télecom Belge termine l'exercice 2004 avec une belle progression de ses résultats, sur un environnement fortement concurrentiel de plus en plus difficile. Son patron, Didier Bellens, entend se recentrer sur les nouvelles technologies tout en partant à la conquête de nouveaux marchés.
Le marché de la téléphonie est arrivé à maturité en Belgique, avec une concurrence rude, Belgacom se bat pour conserver ses clients, aussi bien dans les lignes fixes que dans les mobiles. Dans ce cadre, l'opérateur historique a généré l'an dernier 5,5 milliards de chiffre d'affaire et un bénéfice de 922 millions d'euros, la hausse est sensible. Mais Didier Bellens pense qu'il faut redoubler d'efforts, en accentuant par exemple la percée dans le haut débit
ADSL. C'est pour cela que Belgacom est candidat à la privatisation de Cesky telecom en Tchéquie.
L'heure est à l'expansion, pour autant qu'elle permette des synergies. Belgacom s'est ainsi allié à Swisscom dans ses activités de transport international . Le groupe, qui est entré en Bourse il y a presque un an, continue d'effectuer sa mue. Il emploie quelque 17 mille personnes aujourd'hui et n'envisage pas de nouveaux plans de restructuration. Mais il demande à son personnel de se mettre en ordre de marché pour affronter les défis du marché des télécommunications de demain.