La vente du fournisseur d'accès à Internet Alice était connue depuis début janvier. Le Figaro avait indiqué il y a presque deux mois que Telecom Italia avait confié à la banque d'affaires Calyon, appartenant au Crédit Agricole le soin de trouver preneur pour sa filiale française. Mais jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait pas eu de communiqué officiel de la part d'Alice sur le sujet.
C'est par le biais d'un communiqué de la CFDT que nous apprenons que la mise en vente est officielle depuis le 4 février. C'est à cette date que le conseil d'administration de Telecom Italia, maison mère d'Alice, a officiellement décidé de vendre la filiale française.
La nouvelle a été annoncée par la direction au comité d'entreprise le 8 février. La CFDT a réclamé une négociation pour la sauvegarde des emplois et un maintien des garanties collectives. Le syndicat s'inquiète pour l'avenir des 1400 emplois salariés, et l'intersyndicale a décidé avec la CGT, la CFTC et la CFE-CGC d'alerter les médias et l’opinion publique sur le devenir des salariés d’Alice. Cette décision a été prise suite au refus de la direction de s'engager tant que le repreneur n’est pas connu.
Quatre possibles repreneurs ont fait des déclarations d'intention. Neuf Cegetel reste improbable car le groupe doit dans un premier temps intégrer en son sein Club Internet, et est en procédure de rachat par SFR. Numericable est actuellement le seul opérateur à avoir fait une offre ferme. Free s'est dit intéressé, mais a précisé qu'il ferait une offre modérée. Le dernier en date à avoir montré un intérêt montant est Bouygues Telecom, qui pourrait y voir une opportunité d'obtenir un portefeuille client lui permettant d'accéder rapidement au rang de FAI. Rappelons que son offre grand public est prévue pour la fin de l'année.