Après les PC, les téléphones mobiles avec accès Internet (iPhone, Nokia N95-N96, HTC Touch...) devraient être les futures cibles des virus. Le monde des télécoms l'a bien compris et ne veut pas dramatiser la situation.
Dans une enquête publiée au congrès de la téléphonie mobile qui se tient à Barcelone (Olé !), le fabriquant de solution de sécurité McAfee révèle que 72% des utilisateurs sont inquiets mais 86,3% ne connaissent pas de personnes dont le téléphone a été infecté. Les plus inquiets sont les Japonais (89,1%) contre 67,7% pour les Anglais et 61,1% pour les Américains.
Kaspersky, l'éditeur russe de solutions de sécurité du même nom, se veut plus modéré : "C'est un rique dont il faut prendre conscience. Il ne faut pas dramatiser, angoisser les gens, mais c'est un risque qui existe et qui certainement va aller en se développant", explique Emmanuel Forgues, chef produit Mobilité chez Kaspersky.
L'explosion des smartphones (BlackBerry en tête) et des baladeurs téléphoniques (iPhone en tête) fait que les pirates pourraient privilégier le téléphone et son répertoire plutôt que l'ordinateur personnel. Les smartphones utilisent de plus en plus de fonctionnalités (Bluetooth, courrieleur, WiFi, navigateur Web,...) qui offrent des points d'accès aux téléphones mobiles. La contamination par le Bluetooth est l'une des plus fréquentes.
Néanmoins, la multitude des systèmes d'exploitation (Windows Mobile, Symbian, OS X,...) fait qu'un virus ne pourra pas toucher tous les modèles de téléphones contrairement au monde informatique où Windows est omniprésent.