Le ministère de l'Intérieur français proposera dès cet été un portail pour enregistrer des plaintes. Ce portail permettra à toute personne victime d'un vol ou d'un acte de vandalime de faire sa déclaration directement en ligne depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet. Le système s'inspire de services déjà existants en Espagne, où il est possible de déposer des préplaintes. En France, le service sera accessible, et la police s'attend à des centaines de milliers de plaintes. Le risque de ce système est de faire monter les statistiques de la délinquance, ce qui s'est produit en Espagne. Toutefois, cette montée artificielle de la délinquance ne devrait être que passagère.
Michèle Alliot-Marie propose en plus du portail de mettre en place un commissariat de police virtuel, qui permettra d'accéder à une multitude d'informations, pour faciliter, par exemple, des démarches liées à la police de l'immigration ou à la déclaration d'une arme. Ce portail permettra également de s'informer par exemple sur les dernières tentatives de piratage en ligne des numéros de compte en banque des particuliers ou de cartes de crédit. Il pourra également être un centre de renseignement pour protéger les mineurs contre la menace pédophile.
Des garanties ont été prises pour éviter d'arriver à un système de délation anonyme. Seules les plaintes contre X seront possibles, avec un système d'identification. Le portail démarrera avec la possibilité dans un premier temps de déposer des plaintes pour des affaires mineures. Il sera ensuite élargi à la quasi-totalité des atteintes aux biens. Il ne sera pas possible de déposer une cyberplainte pour des faits de violences. Et après avoir effectué sa déclaration, le plaignant devra se rendre au commissariat ou à la caserne la plus proche pour confirmer sa déclaration.
Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un système de pré-plainte, un rendez-vous sera alors fixé après étude du dossier par un policier ou un gendarme .
Source : Le Figaro