C'est jeudi que le gouvernement américain a lancé une vente aux enchères de fréquences de téléphonie mobile, en espérant lever 10 à 15 milliards de dollars. Les fréquences mises en vente, qui couvrent le territoire entier, sont celles dont les chaînes de télévision analogiques, qui doivent passer au tout-numérique en février 2009, n'ont plus l'utilité. En revanche, elles peuvent être réutilisées pour l'internet mobile, un marché convoité par Google.
A l'heure actuelle, 214 groupes se sont inscrits mais, selon les analystes, trois seulement pourraient avoir les fonds nécessaires à l'achat : ATT, Verizon, et Google, le calendrier de cette vente aux enchères tombant dans une période où la chute de la Bourse est peu propice aux levée de fonds.
"Ces enchères n'auraient pas pu tomber à un pire moment, vu l'état des marchés", a commenté à l'AFP Gerry Granovsky, analyste de Moody's Investors Service. "Si la FCC avait pu, elle les aurait sûrement reportées".
La Federal Communications Commission (FCC), le gendarme américain des télécoms, annoncera chaque jour l'offre la plus élevée, sans révéler le nom du candidat en tête. Les gagnants ne seront connus que dix jours après la fin des enchères, qui doivent durer plusieurs semaines.
Si Google remporte la mise pour le bloc convoité, le leader des moteurs de recherche pourrait à son tour devenir opérateur mobile. Mais il lui en coûterait quelque 6 milliards de dollars pour construire un réseau. Toutefois, Google n'a pas vraiment besoin de gagner l'enchère. Il lui suffit de proposer le minimum requis pour déclencher la clause de "réseau ouvert" qui lui permettrait de proposer, sans accord de l'opérateur, des téléphones équipés de sa récente plateforme pour téléphones mobiles avec ses différentes applications internet. Google Phone en vue ?