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Loïc devant la justice sans sa trottinette

Publié le 19/01/2008 - Lu 2661 fois - Auteur : musky00

L'affaire date déjà de quelques mois mais "Loïc et sa trottinette" n'ont pas été oubliés par la justice. Le jeune homme de 26 ans, habitant de Lunéville en Meurthe-et-Moselle, avait posté sur YouTube la vidéo de ce qu'il considérait sans doute comme un exploit : rouler à 225 km/h sur une route limitée à 110 km/h.

Seulement voilà, YouTube n'est pas interdit à la police et ce qui devait sans doute arriver est arrivé : un policier est tombé sur la vidéo et a bien pris note de l'affichage du compteur de vitesse, du modèle et de la marque du véhicule, ainsi que du prénom de l'expéditeur et même de l'éclat apparaissant sur le pare-brise de la voiture. L'affaire "Loïc et sa trottinette" aurait pu en rester là si une recherche dans les fichiers de la police n'avait pas fait ressortir une seule personne propriétaire d'un tel véhicule (avec ce même éclat sur le pare-brise) dans le département et prénommée Loïc.

Convoqué par la police et mis en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui", l'imprudent devait être jugé le 21 juin 2007 par le tribunal correctionnel de Nancy mais l'affaire avait été renvoyée deux fois, tout d'abord car la juge n'avait pas visionné la vidéo, puis parce que l'avocat du jeune homme avait été empêché de se rendre au procès en raison d'une grève à la SNCF.

Finalement, c'est hier que Loïc est passé devant le Tribunal de Nancy où il a nié les faits, affirmant "je ne me reconnais absolument pas" devant la vidéo de 7 minutes intitulée "En retard".

Le parquet a requis trois mois de prison avec sursis, l’annulation du permis de conduire avec interdiction de le repasser avant un an et 1.000 euros d’amende, tandis que Me Eric de Caumont, l'avocat de la défense, s'est indigné : "Comment peut-on raisonnablement fonder une poursuite et a fortiori entrer en voie de condamnation sur la base d’une vidéo dont l’origine est inconnue ? Personne de la police n’a rien vu directement".

Si le parquet estime que "Mis bout à bout, tous ces éléments font sens", l'avocat, qui plaide la relaxe de son client, dénonce un "empilage plus ou moins hasardeux d’un faisceau d’indices" qui relève du "royaume du n’importe quoi", rapporte LCI.fr.

La décision du Tribunal de Nancy devrait être connue le 1er février prochain.

 

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