L'histoire a commencé il y a déjà 8 mois, quand Google a annoncé en avril le rachat de DoubleClick, société Internet basée à New York, spécialisée dans les services de distribution de publicité en ligne, pour la somme de 3,1 milliards de dollars. La transaction était conditionnée à l'approbation de la Federal Trade Commission (FTC, autorité américaine de la concurrence).
Après des demandes de renseignements supplémentaires, la Commission vient de donner le feu vert à ce rachat de la plus grosse régie utilisant des publicités ciblées.
La FTC explique sa décision en estimant "improbable que ce rachat réduise significativement la concurrence", la concurrence dans ce secteur est "vigoureuse et devrait continuer à se développer", a-t-elle ajouté. Elle n'a toutefois pas commenté la question de la protection des données privées, domaine qui inquiète les associations de défense de consommateurs mais qui, selon la FTC, "concerne tout le marché de la publicité en ligne" et pas seulement cette transaction.
Reste pour Google à obtenir l'accord des autorités européennes de la Concurrence, qui ont lancé une enquête approfondie qui devrait durer jusuq'au 2 avril prochain. Toutefois, contrairement à la FTC, Bruxelles estime que ce rachat pourrait entraîner "des problèmes de concurrence" dans le secteur de la publicité en ligne.
Comme la FTC, la Commission européenne a indiqué qu'elle ne travaillerait pas sur le problème des données personnelles malgré une lettre ouverte du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), qui réunit 41 organismes, à la commissaire européenne à la Concurrence Nelly Kroes.
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