Alors que Cyberpresse (Source AFP Jérusalem) rapporte une nouvelle que tout le monde, ou presque, craignait, à savoir que l'usage intensif du téléphone mobile (22 heures par mois et au-delà) pourrait augmenter le risque de développer une tumeur cancéreuse des glandes salivaires, selon une étude israélienne publiée dans l'édition de décembre de l'American Journal of Epidemiology, voilà que le WiFi parisien gratuit semble poser quelques soucis, rapporte LCI.fr.
Les bornes WiFi de 4 bibliothèques de la capitale française ont été désactivées temporairement en raison de plaintes de salariés des lieux concernés pour maux de têtes et autres vertiges. L'association écologiste 'Agir pour l'Environnement', entre autres, n'a pas manqué d'apporter son soutien aux salariés en comparant les ondes Wifi à celles émises par les fours à micro-ondes
La Mairie de Paris réagit, Lionel Bordeaux, responsable du service de presse de la Mairie de Paris s'insurge : "Non, le wi-fi n'est pas la même chose qu'un micro-onde. Je n'ai jamais remarqué de chaleur près des bornes wi-fi. Il faut arrêter de prendre cette image du micro-onde", précisant que selon lui "il y a quelque chose de volontairement inquiétant de la part de ces associations. Ils ont monté une campagne qui favorise l'inquiétude et l'irrationalité. Ces associations très militantes, très opportunistes utilisent des études faites sur des antennes-relais".
Et rapportant une anecdote : "Dans un établissement, il y avait une borne qu'on pensait avoir débranchée. Les gens affirmaient ne plus avoir mal à la tête. Or on s'est aperçu ensuite que la borne était toujours active".
Dans la section WiFi et Sécurité du site internet de la Ville de Paris, on trouve ceci : "L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié en mai 2006 un aide-mémoire intitulé « Champs électromagnétiques et santé publique : Stations de base et technologies sans fil » qui concerne notamment le WiFi. Dans ce document officiel, l’OMS rappelle que : « Compte tenu des très faibles niveaux d'exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n'existe aucun élément scientifique probant confirmant d'éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé".
A ce jour oui, mais dans 10 ans ?
La Mairie, qui souhaite apaiser les esprits, explique que les bornes ont été suspendues car certains salariés "ont fait valoir leur droit de retrait" alors que la Ville préfère que les bibliothèques soient ouvertes. Elle satisfera également au souhait de 'Agir pour l'Environnement' de déplacer les bornes. Le projet de couvrir toute la capitale en WiFi n'est cependant pas remis en cause.