Selon Denis Olivennes, PDG de la Fnac, qui s'exprimait sur Europe 1 samedi, le système retenu pour lutter contre le téléchargement illicite est "pédagogique" et non pas "liberticide", précisant qu'il s'agit d'un "système mesuré. On ne jette pas des enfants en prison, on ne les met même pas à l'amende".
Le président de la Commission qui porte son nom rappelle que "40% des revenus de la musique ont disparu depuis cinq ans".
Dans le rapport signé vendredi par les acteurs de l'industrie musicale, cinématographie et de l'internet, la Commission préconise, entre autres, la mise en place d'une Autorité chargée de surveiller les pirates, notamment en faisant envoyer par les fournisseurs d'accès internet (FAI) des avertissements aux contrevenants, puis, de suspendre voire de résilier les abonnements internet des récidivistes.
"C'est l'idée du permis de conduire: si vous faites n'importe quoi avec votre voiture, on va finir par vous enlever votre permis", a commenté Pascal Nègre, président de la maison de disques Universal Music France ainsi que de la SCPP (société de gestion des droits des producteurs).
Le délégué général du SEVN (syndicat de l'édition vidéo) Jean-Yves Mirski, a rappelé que, selon des études américaines, 70% des gens stoppent le téléchargement illégal au premier avertissement.
Quant à la mise en oeuvre de cet accord, les délais ne sont pas encore annoncés. Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, souhaiterait que les aménagements législatifs nécessaires soient "votés avant l'été", tandis que pour Hervé Rony, directeur général du Snep : "Le Parlement ne débattra manifestement qu'après les municipales et l'autorité indépendante n'aura sans doute de vrais moyens qu'en 2009. C'est trop long".
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