Le tribunal de Paris a examiné l'action en diffamation engagée par Free contre l'association de défense des consommateurs UFC-QueChoisir qui avait qualifié le
FAI d'"
autiste". Free représenté à l'audience par son président Cyril Poidatz, poursuivait plus précisément deux responsables d'UFC-QueChoisir : son président Alain Bazot et le rédacteur du magazine QueChoisir Jean-Paul Geal.
Dans un article diffusé sur son site le 15 mai 2006, UFC-QueChoisir avait annoncé que dès le lendemain "
des centaines de consommateurs, adhérentes et victimes partout en France de l'opérateur Free, allait saisir" des juges de proximités. Malgré les "
multiples condamnations par les tribunaux", Free "
reste incroyablement autiste", déplorait l'association. Un mois plus tard, QueChoisir revenait à la charge et affirmait que "
même si Free détenait 20% du marché de l'Internet haut débit, il concentrait plus de 51% des plaintes !".
A l'audience, l'avocate de Free, Maitre Orly Rezlan, dénonce "
l'opération coup de poing" lancée par l'UFC et ajoute que les chiffres produits par l'UFC concernant le nombre de plaintes déposées étaient erronés. L'UFC-QueChoisir réaffirme "
le manque total de communication" d'un opérateur "
autiste" qui ne répondait pas aux lettres recommandées de certains de ses clients en difficulté. "
Free est techniquement bien mais commercialement nul. Ce constat n'est pas seulement celui de l'UFC-QueChoisir" plaide l'avocat de l'association.
Le jugement a été mis en délibéré au 7 décembre.