Depuis mai 2007, il existe un outil national de lutte contre le spam lancé au sein d'une association par les autorités publiques et des organisations professionnelles du monde d'
internet. Baptisé Signal Spam, il permet aux utilisateurs des réseaux de signaler en un clic toute sollicitation non consentie par simple renvoi vers un formulaire, une adresse de courrier électronique ou un numéro de téléphone spécifique, et de lutter contre le
phishing.
Aujourd'hui, la plate-forme nationale de signalement des spams s'accorde avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) pour renforcer son action, et éventuellement décider de sanctions contre les spammeurs. Signal Spam transmettra dorénavant à la Cnil des données statistiques régulières et pourra la saisir d'une plainte
"Nous sommes absolument déterminés à utiliser nos pouvoirs pour lutter contre le spam autour de trois axes : enregistrement et traitement des plaintes, contrôle et sanction", a déclaré Alex Türk, président de la Cnil, lors d'une conférence de presse, rapporte l'AFP.
Depuis sa mise en fonction, près de 30 000 internautes se sont inscrits sur le site signal-spam.fr, indique Dominique Roux, président de l'association Signal Spam. La plate-forme a déjà reçu 4 millions de signalements, soit quelque 25 000 par jour mais seul un "spammeur" français a été identifié de manière précise.
Parvenir à sanctionner un spammeur "demande beaucoup d'énergie", a reconnu la Cnil. Mais "même pour un résultat aléatoire concernant un cas parmi des millions, cela vaut le coup de se mobiliser", a estimé M. Türk.
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