Attendre, c'est le conseil que délivre aux co-propriétaires l'association de consommateurs
UFC - QueChoisir au sujet de l'installation de la
fibre optique dans les immeubles.
Dans un communiqué paru mardi sur son site, l'UFC dresse un état des lieux du déploiement du très haut débit en France, indiquant que "
la conquête des foyers a commencé, les différents fournisseurs d'accès internet (FAI) déploient avec précipitation leurs réseaux pour préempter au plus vite les zones géographiques les plus intéressantes".
Outre le fait que "
le FAI qui déploie en premier son réseau dans une copropriété, a de fortes chances d'être le seul à le faire" - le coût et les nuisances engendrés par le déploiement de cette nouvelle technologie ne permettront pas la duplication des travaux nécessaires - l'association souligne l'inexistance actuelle d'un cadre réglementaire obligeant les fournisseurs d'accès internet à partager leurs réseaux.
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Le FAI qui a équipé un bâtiment est donc en position de monopole sur ce dernier. Il est libre de pratiquer les prix qu'il souhaite et si le consommateur n'est pas satisfait et souhaite changer d'opérateur il devra déménager !".
Et même si un partage des installations devait voir le jour, "
il n'existe pas non plus de normalisation des installations, ce qui signifie que rien ne garanti que la technologie déployée par un FAI spécifique permettra à un autre opérateur, s'il y est autorisé, de délivrer ce service", précise l'UFC.
Préoccupée par cette situation, l'association de consommateurs affirme soutenir l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (Arcep) qui doit, dans les semaines à venir, décider d'une "
mutualisation de la partie terminale de la fibre i.e. contraindre les FAI à louer leur réseau à leurs concurrents lorsqu'un consommateur souhaite bénéficier des services d'un opérateur alternatif".
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L'UFC-Que Choisir conseille donc aux copropriétés de ne pas se précipiter et d'attendre une clarification de la législation avant d'accepter l'installation de la fibre dans leurs habitations", conclut l'association dans son communiqué.