Suite à l'appel "Libérez la musique" lancé par le Nouvel Observateur, Le ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian à décidé de répondre par une interview sur TF1.Il a fait part de ses réflexions et propositions pour protéger le droit d'auteur face à la nouvelle économie numérique.
L'appel du Nouvel Observateur fait suite à la campagne publicitaire pour le téléchargement légal lancée par le Gouvernement. Des artistes ont décisé de signer le manifeste
"Nous sommes tous des pirates", tels que M, Jean-Louis Aubert, Keren Ann, Bénabar… pour expliquer que eux-même ont touché au
peer to peer et téléchargé des
mp3. Leur but est qu'un débat soit ouvert pour trouver des réponses et des solutions équitables qui soient adaptés à la réalité de notre époque.
Cet appel est dirigé vers le Gouvernement, et le ministre a souhaité répnodre, non pas par voix de presse, mais curieusement sur une chaîne de télévision, qui plus est "privée"...
Dans cette interview, Patrick Devedjian précise que le tout répressif n'est pas forcement la solution la plus adapté, mais il souligne aussi le fait "que le concept du tout gratuit est une illusion ... Remettre en cause le droit d’auteur, c’est porter atteinte à la création".
Selon lui, il faut pomouvoir les nouveaux médias, comme le téléchargement légal, et en même temps cibler les poursuites vers une minorité de pirates faisant le commerce des téléchargements illicites.
Patrick Devedjian considère que la question de la protection du droit d’auteur dans la nouvelle économie numérique est au centre d’un véritable enjeu de société, il juge nécessaite d'inventer de nouveaux modèles économiques.
Le ministre explique que le peer to peer est parfaitement légal et peut même être utile, en parlant par exemple de nouvelles applications comme la voix sur IP, ou comme la téléphonie mobile de troisième génération qui reposent essentiellement sur la technologie du peer to peer. Il ne faut donc pas diaboliser le P2P.
Selon lui, il faut touver de nouvelles voies légales de téléchargements licites. Le CD a remplacé la cassette, et lui-même est aujourd'hui poussé à la retraite par les fichiers numériques.
Le principal reproche que font les consommateurs concerne le prix de la musique jugé trop cher. La baisse de la TVA sur le prix des CD a été évoqué, et une demande auprès de la Commission européenne a été réitéré. Mais selon Patrick Dejedjian, le prix de la musique n'est pas le seul critère responsable de la crise de l'industrie du disque.
L'intégralité de l'interview sur TF1.fr :