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Facebook, entre Microsoft, Google et la justice

Publié le 25/09/2007 - Lu 561 fois - Auteur : musky00
Alors que Google et Microsoft convoitent le site de socialisation Facebook, celui-ci est accusé d'avoir ignoré des plaintes concernant des prédateurs sexuels qui opèrent sur le site, a indiqué le procureur général de New York, Andrew Cuomo, dans un communiqué, rapporte l'AFP.

Selon le Wall Street Journal en ligne, Microsoft aurait fait une offre d'achat de 5% du capital du site, pour un montant de 300 à 500 millions de dollars, qui valoriserait FaceBook à plus de 10 milliards de dollars. 500 millions de dollars, c'est justement la somme que le site de socialisation cherche à lever pour investir.

Mais, toujours selon le quotidien, le géant Google serait aussi sur les rangs ! Le partenariat signé en août 2006 entre Microsoft et Facebook, faisant devenir le premier régie publicitaire exclusive du second jusqu'en 2011 aux Etats-Unis, suffira-t-il à éloigner le rapace qu'est la firme de Moutain View ?   

En attendant, le succès fulgurant de Facebook, créé par des étudiants en 2004, n'empêche pas les problèmes. Le procureur général de New York, Andrew Cuomo, a en effet cité à comparaître les responsables du site de socialisation au terme d'une enquête sur les contrôles de sécurité.

Des enquêteurs ont en effet créé des profils sur Facebook, se faisant passer pour des adolescentes de 12 à 14 ans, un appât auquel "des prédateurs sexuels adultes" n'ont, semble-t-il, pas résisté. Alerté par courrier, le site de socialisation n'aurait pas répondu ou avec retard aux plaintes.

Le site présente des "défauts notables de contrôles de sécurité" ainsi que des défauts "dans les réponses aux plaintes, qui contrastent avec les propos rassurants des responsables du site", indique l'AFP qui rapporte des propos de M. Cuomo. Notamment, Facebook ne demande pas des preuves de leur âge aux membres qui se déclarent mineurs.

M. Cuomo raconte : "Par exemple, le 30 août, un enquêteur a créé le profil d'une jeune écolière new-yorkaise de 14 ans. Une semaine plus tard environ, elle a reçu un message d'une homme de 24 ans lui demandant des photos nues. L'enquêteur a envoyé une plainte à Facebook comme s'il était la mère de la jeune fille. Le lendemain, Facebook a répondu qu'il retirerait les contenus qui contrevenaient à son code de conduite, mais jusqu'ici n'a pris aucune mesure, et le profil de l'homme de 24 ans reste visible sur le site".

Facebook a indiqué prendre "les préoccupations du procureur de New York très au sérieux", et assuré travailler à l'amélioration de la sécurité sur le site.

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