Recherche
Vous êtes ici >> Accueil/Les brèves
Bouton Newsletter Bouton RSS Ces icônes vous permettent de partager des pages articles du site sur les marque-pages sociaux (Social bookmarking).

La mémoire des camps sur Internet

Publié le 29/01/2005 - Lu 880 fois - Auteur : achtungbaby

Les principaux camps de concentration et d'extermination libérés il y a soixante ans abritent désormais, pour la plupart, un mémorial, voire un musée. Certains ont également un site Internet pour propager au plus grand nombre le souvenir des lieux et la connaissance des atrocités qui y ont été commises.

Il y a d'abord celui d'Auschwitz, symbole de la barbarie nazie, où moururent plus d'un million de personnes, pour la plupart parce qu'ils étaient juifs. Le site web raconte - en polonais, en allemand et en anglais - l'histoire du camp à la manière d'une encyclopédie interactive. Le texte principal, sur la page d'accueil, renvoie vers des articles traitant de sujets particuliers : les différents camps, les chambres à gaz, les marches forcées, la libération.

Pour chacune des trois parties du camp (Auschwitz I, Birkenau, Monowitz), le site propose une photo sur laquelle on peut cliquer et savoir quels étaient les différents lieux et quelles étaient leurs fonctions : prison, camp de travail, salle d'interrogatoire, salle d'expérimentation "scientifique", mur d'exécution...

Les nazis avaient mis en place cinq camps d'extermination en plus d'Auschwitz-Birkenau : Treblinka, Belzec, Sobibor, Chelmno et Majdanek. Seul le mémorial de ce dernier possède un site Internet. Il est assez peu fourni : un bref historique et les informations nécessaires à la visite du camp. On y trouve toutefois des photos saisissantes, des costumes de prisonniers aux boîtes de Zyklon B.

Le site du camp de concentration de Buchenwald, situé en Allemagne, a choisi de privilégier l'historique détaillé. On y suit pas à pas - et en français - la construction du camp, les premiers internements, le suicide d'un ouvrier, première victime du camp, qui en connaîtra des milliers d'autres. En une page, et sans même une image, se trouvent décrites les exactions quotidiennes des nazis et la souffrance de leurs proies.

Le mémorial de Dachau, près de Munich, a choisi un historique thématique (en allemand ou en anglais) : l'organisation du camp, les débuts, les prisonniers, le travail forcé, la souffrance et la mort, puis la libération.

Il propose surtout une visite virtuelle du camp. Si celle-ci ne peut susciter la même émotion qu'une vraie visite, elle permet cependant à qui n'a pas la possibilité de se rendre sur place de découvrir les lieux à l'aide de photographies à 360 degrés (il suffit de positionner le curseur de sa souris sur l'image, de cliquer et de se déplacer). Chaque photo est accompagnée d'un commentaire et de documents d'époque.

On peut également noter une initiative intéressante, celle de Reinhard Fößmeier, qui a traduit le site en espéranto afin de le rendre - presque - accessible au maximum de lecteurs.

Les mémoriaux des camps de Bergen-Belsen et Ravensbrück ont l'avantage d'avoir une traduction en français, mais ils n'offrent qu'un bref historique. Pour le second, il faut même se reporter à la version anglaise si l'on désire voir quelques photos.

Enfin, le très polyglotte mémorial autrichien de Mauthausen a choisi d'enrichir son site de vidéos. On peut y voir le film Rückkehr unerwünscht (Retour non souhaité ), qui raconte l'histoire du camp, et des vidéos de témoins contemporains.

Si on opte pour la version française, on pourra regarder l'interview de Jean-Laurent Grey, ancien déporté. Si on préfère la version anglaise, ce sont vingt témoignages - dont le précédent - qu'on pourra visionner. Mais il faut maîtriser la langue de Churchill.

Commenter

Pour ajouter un commentaire, vous devez être membre de notre site !
« News suivante
Bill Gates lance un portail pour l'investissement en Egypte
News précédente »
L'auteur d'une variante du virus Blaster condamné à un an et demi de prison