La justice europééne a rejetée le mois dernier le recours de Microsoft contre l'applications de ces sanctions
Ces "remèdes" l'obligent notamment à mettre sur le marché une version de son système d'exploitation Windows n'intégrant pas le lecteur de fichiers audio et vidéo Media Player et à communiquer à ses concurrents certains de ses protocoles concernant les serveurs.
"Nous attendons évidemment que les remèdes soient appliqués dans un délai mesuré en semaines - à partir de décembre dernier - plutôt qu'en mois", a déclaré Jonathan Todd, porte-parole de la Commission.
Interrogé sur les mesures susceptibles d'être adoptées contre Microsoft en cas de non respect des sanctions, il a répondu que la réglementation "permet à la Commission de décider d'imposer des pénalités allant jusqu'à 5% du chiffre d'affaires quotidien moyen de Microsoft".
Le chiffre d'affaires de Microsoft s'est élevé à 36,8 milliards de dollars pour l'exercice clos fin juin 2004. Cinq pour cent de ce montant équivaut à cinq millions de dollars par jour.
La Commission avait jugé il y a dix mois que Microsoft abusait de son quasi-monopole sur le marché des systèmes d'exploitation pour PC et lui avait infligé une amende de 497 millions d'euros, déjà payée par le groupe de Seattle.
Bill Gates, fondateur et aujourd'hui président du conseil d'administration de Microsoft, doit effectuer la semaine prochaine une visite à Bruxelles. Il a prévu de rencontrer à cette occasion plusieurs membres de la Commission, mais pas la commissaire chargée de la Concurrence, Neelie Kroes, en charge de son dossier.
Un porte-parole de Microsoft a déclaré: "Microsoft est déterminé à se conformer à la décision de la Commission et à travailler dans ce but avec la Commission".