Nous vous avions déjà parlé de
la création d'un cyber-commissariat, une information délivrée par Le Figaro.fr il y a quelques semaines et confirmée vendredi par la ministre de l'Intérieur, Madame Michèle Alliot-Marie.
La ministre s'exprimait à l'occasion de la 7ème édition de la "Journée nationale des victimes", à l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale à Melun. Elle a indiqué que des plaintes pourraient être déposées en ligne pour des "
infractions qui de manière quotidienne alimentent l'insécurité".
Les victimes pourront déposer une plainte à partir de chez elles pour leur éviter "
les déplacements, les attentes", ainsi "
les services de police seront à même d'apprécier les faits et, le cas échéant, de proposer à la victime une date et un lieu de convocation", a indiqué l'entourage de la ministre à l'AFP.
Avantages pour les services de police, qui auront une meilleure latitude pour "
recevoir les victimes de façon plus utile", et pour les victimes, qui pourront "
ainsi se faire connaître sans crainte de représailles ni contraintes matérielles", précise-t-on au ministère.
Le futur cyber-commissariat, qui "
sera expérimenté dès la fin de l'année 2007 sur plusieurs sites de police, notamment celui de la Sécurité publique et dans quelques départements", devrait faire partie de la future loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi) qui doit être "
examinée devant les assemblées parlementaires à partir d'octobre".
Le Figaro.fr indiquait que "
la Place Beauvau a prévu d'allouer 3,4 millions d'euros à ce projet dans sa nouvelle Lopsi discutée à l'automne au Parlement".