Un peu de répit pour YouTube et DailyMotion, les sites de partage de vidéos américain et français. Si les chaînes de télévision française ont commencé à faire le bilan des pertes dues au piratage sur
internet, elles ne semblent pas avoir l'intention d'entreprendre des actions en justice.
C'est tout du moins le cas de TF1, qui possède sa propre plate-forme de partage de vidéos Wat.TV, dont un porte-parole a expliqué : "
Nous faisons un état des lieux et des conséquences concrètes que ces sites ont en matière de détournement d'images mais nous n'avons pas décidé à ce jour de mener des actions judiciaires". "
Au même titre que la plupart des autres éditeurs nous nous posons la question de savoir comment contrer le piratage et nous étudions toutes les voies possibles dont la négociation", a-t-il précisé.
Le Figaro avait pourtant affirmé que la chaîne avait l'intention de porter plainte contre le site français Dailymotion "à la mi-juillet" et contre YouTube, filiale de Google, "au cours de l'été", rapporte Reuters.
Quant à Canal+, il indique préférer la négociation à la voie judiciaire.
"
Il y a des discussions avec la plupart des sites pour faire en sorte que les images ne soient pas piratées et laissées en libre accès, afin de protéger nos ayants droit et nos abonnés", a déclaré une porte-parole de la filiale de Vivendi mais "
absolument aucun" projet de porter plainte, cite Reuters.
YouTube, qui fait l'objet de plusieurs plaintes en justice de la part des groupes de médias ou encore de ligues sportives, a trouvé pour parade de proposer des partenariats aux éditeurs de contenus incluant un partage des revenus publicitaires.